mercredi 31 octobre 2012

Pas de refondation de l'école sans les RASED !

Alors même qu'il se donne pour objectif « la réussite pour tous », le rapport présenté à l'issue de la concertation pour la refondation de l'école ne dit pas un mot sur les RASED.
Pourtant, de nombreux intervenants (organisations syndicales, associations professionnelles, associations de parents...) ont insisté, lors des débats, sur la nécessité de rétablir ces dispositifs d'aides spécialisées capables de prévenir, identifier les difficultés scolaires et y remédier.
Plusieurs rapports et enquêtes ont même souligné, ces dernières années, l'incohérence de l'action publique affirmant lutter contre l'échec scolaire tout en détruisant un nombre massif de postes, et remettant en cause l'action des professionnels et le travail des Réseaux.
A cette rentrée 2012/2013, ce sont ainsi plus de 250 000 élèves en difficulté qui ne peuvent plus bénéficier d’une aide spécialisée adaptée Pour les organisations et associations du Collectif National RASED, il est donc urgent de rétablir sur tout le territoire des réseaux d’enseignants spécialisés spécifiquement formés et de psychologues scolaires permettant de répondre aux besoins des élèves.
Lors du lancement de la phase de négociations, les organisations syndicales ont interpellé le ministre de l'Education Nationale sur ce silence concernant les RASED et les dispositifs de prise en charge des élèves en difficulté. Ce dernier a indiqué avoir demandé un rapport sur ce sujet à l'Inspection Générale. La communauté éducative ne peut que s'inquiéter de voir les réponses à ses attentes encore une fois différées. Elle demande que les questions du devenir des aides spécialisées et de la psychologie à l'école fassent l'objet d'un cadre de négociation identifié, associant tous les acteurs concernés.
La place des aides spécialisées et des psychologues de l'Éducation nationale doit être réaffirmée dans la loi à venir. Les organisations et associations du Collectif National RASED demandent à être reçues en audience par le ministre.

jeudi 25 octobre 2012

Vivre mieux à l'école pour bien apprendre

La FCPE a été reçue vendredi 19 octobre au matin par Vincent Peillon, ministre de l’Education nationale, dans le cadre de la consultation sur la préparation de la loi d’orientation et de programmation. Le ministre a également reçu dans le courant de la semaine dernière en réunion multilatérale les organisations syndicales, les associations de collectivités territoriales, le CAPE (Collectif des associations partenaires de l’Ecole), les représentants des établissements privés et les organisations lycéennes. La réunion à laquelle nous étions conviés aurait dû se tenir en multilatérale avec la PEEP (il est à noter que Vincent Peillon a heureusement rompu avec l’habitude de ses prédécesseurs de recevoir également l’UNAAPE) mais ses représentants n’étaient pas présents. Nous n’avons, bien entendu, pas encore le projet de loi à cette heure.
En préambule, le ministre a indiqué que la question des temps éducatifs ne figurerait a priori pas dans la loi puisque le nombre annuel de semaines de classe, fixé par la loi de 89 dite loi « Jospin », ne serait pas modifié. Il a également indiqué que la concertation n’ayant pas permis de dégager des éléments de consensus suffisants, la refondation du collège et du lycée serait traitée dans un deuxième temps, avec des discussions qui reprendront dès le début 2013. Pour le lycée notamment, une réforme structurelle doit être réfléchie pour régler le problème de la hiérarchie entre les trois voies (et entre les séries au sein de la voie générale).
Le ministre a annoncé qu’un agenda social sera établi, auquel les fédérations de parents seront associées. Il a enfin confirmé que la loi devrait être écrite pour la fin du mois d’octobre, qu’une discussion interministérielle a débuté en parallèle. Une fois rédigée, la loi devra passer notamment devant le conseil constitutionnel avant d’être présentée en conseil des ministres vers la mi-décembre et inscrite au calendrier parlementaire pour début janvier. Les consultations et négociations vont se poursuivre tout au long de cette semaine, où nous devrions être reçus une nouvelle fois.
Pour ce qui est du contenu, nous avons rappelé que le rapport de la concertation sur la refondation de l’Ecole a affirmé : « La refondation sera pédagogique ou ne sera pas ». Remise en cause du « triptyque » notes/devoirs/redoublement, transformation de la relation pédagogique en classe, formation professionnelle initiale et continue des enseignants, nous avons demandé que tous ces éléments figurent dans la loi pour que l’Ecole assure enfin la réussite de tous. Le ministre a assuré que la transformation pédagogique faisait partie des acquis de la concertation et rappelé qu’elle se retrouvait dans les arbitrages du Président de la République qui s’était engagé sur le contenu pédagogique de la refondation. En ce qui concerne la formation des enseignants, la FCPE a rappelé sa demande d’une formation initiale plus longue que ce qui existait avant la suppression des IUFM et que la formation continue soit obligatoire. Le ministre partant sur l’hypothèse d’un recrutement en fin de première année de master (M1), avec un statut de professeurs-stagiaires pour la deuxième année de master, la FCPE a soutenu, elle, le principe d’une entrée sur examen à la fin de la licence (L3) dans les Écoles supérieures du professorat et de l’éducation (ESPE), débouchant sur une formation professionnelle en deux ans, en l’alternance et avec simultanément des contenus académiques et professionnels, avec un concours de recrutement à la clef (en fin de master ou M2). Les élèves-professeurs pourraient se voir attribuer une allocation d’études pour les aider à financer leurs deux années.
Le ministre a bien rappelé la vocation des futures ESPE à former aussi bien les enseignants que les autres personnels éducatifs, dans et hors Education nationale (animateurs sportifs, directeurs de centres de loisirs, par exemple), mais il envisage d’y parvenir en plusieurs temps, sur la mandature. Le concours qu’il envisage en M1 comprendra une partie professionnalisante et des éléments disciplinaires. Tous les niveaux d’enseignement seront formés dans les ESPE. Le master sera un master professionnel et non recherche, même si la formation comprendra des éléments concernant l’innovation et la recherche. Concernant les rythmes, manifestement, aujourd’hui, le choix du ministre est conditionné par des tensions contradictoires. Il y a l’intérêt de l’enfant, qui commande de limiter le temps scolaire à 5 heures par jour et d’étaler sur la semaine et l’année. Donc de supprimer deux semaines de vacances l’été pour ne pas faire perdre d’heures de classe aux élèves. Il y a l’intérêt des enseignants, qui ne veulent pas travailler plus de jours sans compensation même à nombre d’heures annuel inchangé. Il y a les intérêts des collectivités, qui ont peur de devoir payer pour le temps que l’Education nationale n’assurera plus. Et il y a les intérêts de l’industrie du tourisme qui ne veut pas que la durée annuelle des vacances diminue et leurs bénéfices avec.Nous avons continué à faire valoir l’intérêt supérieur des enfants et la nécessité d’organiser les temps éducatifs et scolaire en fonction d’eux et d’eux seulement et rappelé inlassablement les engagements de François Hollande, candidat à l’élection présidentielle, dans ses réponses à la FCPE et à la JPA : pas de réduction du temps de classe global, allongement de l’année scolaire et semaine de 4 jours et demi.
Nous avons défendu une organisation de la journée scolaire avec un temps d’accueil le matin et une pause méridienne allongée avec des activités périscolaire articulées aux activités scolaires. Nous avons souligné qu’au-delà de l’allongement de l’année scolaire sur plus de 36 semaines, il conviendrait déjà de faire respecter ces 36 semaines aujourd’hui dues aux élèves mais très rarement respectées par le calendrier scolaire qui en compte plutôt 35…
Nous sommes également revenus sur nos exigences dans le second degré : pas plus de 6 heures par jour, une pause méridienne de 90 minutes minimum, ce point relevant exclusivement de l’Education nationale et de son organisation interne, sans incidence sur le temps de travail des personnels.
Nous avons également souligné la nécessité de concentrer les efforts sur la scolarité commune obligatoire pour assurer continuité et cohérence jusqu’à l’acquisition par tous les élèves du socle commun rebaptisé « de connaissances, de compétences et de culture ». Pour assurer cette cohérence, nous avons de nouveau plaidé pour la création d’une structure de coordination pédagogique et de coopération entre école primaire et collège. Le ministre a indiqué que la loi contiendra des éléments pour favoriser et même organiser la liaison CM2/6ème et qu’elle encouragera l’expérimentation de réseaux écoles/collège autour de l’acquisition du socle commun, avec de possibles échanges de services entre enseignants et des réunions de concertation.

A très vite pour de nouvelles informations !

Jean-Jacques HAZAN,
Président

lundi 15 octobre 2012

Résultats élections

  • Élémentaire Jean Jaurès
    Inscrits : 518
    Votants : 295
    Nuls : 24
    Exprimés : 271
    Parole d'écoliers : 132
    FCPE : 139
    6 sièges pour chacune des listes
    Les 12 premiers de la liste sont élus (6 titulaires, 6 suppléants)
  • Maternelle Jean-jaurès
    87 exprimés
    69 fcpe
  • Maternelle La Fontaine
    Exprimés : 98
    Nuls : 5
    FCPE : 43
    Parole d'écoliers : 50
    2 sièges pour paroles d'écoliers 1 pour la fcpe

mercredi 19 septembre 2012

Restauration scolaire : la FCPE n’a de cesse de rappeler le droit

Malgré différents jugements rendus depuis plus d’un an par les tribunaux administratifs et le
Conseil d’Etat en faveur des parents d’élèves aux enfants de qui l’accès à la cantine avait été
refusé pour des motifs totalement discriminatoires, des municipalités persistent dans l'illégalité et continuent de vouloir en restreindre l’accès. Bien que certaines villes aient déjà été condamnées cette année, d’autres prennent le relais, se cachant chaque fois derrière de nouvelles excuses.

Les tribunaux l’ont rappelé : l’égalité d’accès de tous aux services publics est un droit. Un droit
fondamental qui ne doit plus être bafoué. La restauration scolaire doit être accessible à tout enfant dont les parents en font la demande, quelle que soit leur situation professionnelle ou familiale.
Par son opiniâtreté au cours de l’année scolaire 2011-2012, la fédération a contribué à sensibiliser les pouvoirs publics. La FCPE a rencontré le Défenseur des droits en juillet et ce dernier a décidé de lancer une enquête sur cette question à la rentrée. La FCPE invite les parents qui subissent ce type de discrimination à se faire connaître auprès des conseils départementaux de la FCPE pour être conseillés sur la marche à suivre, ces derniers mettront en oeuvre les démarches nécessaires en direction des maires pouvant aller jusqu'à organiser une procédure au tribunal administratif.

Seul le vote d’une loi pourra mettre fin à ces incessantes tracasseries, c’est pourquoi la FCPE
appelle à nouveau les parlementaires à se saisir de la proposition de loi déposée par Michèle
Delaunay en février 2012.


mercredi 12 septembre 2012

Décisions d'orientation : le jeune et ses parents doivent avoir le dernier mot

La FCPE se satisfait de la teneur générale du débat sur la place des parents dans le système éducatif qui se tient dans le cadre de la concertation sur la refondation de l’école. Elle retient notamment qu’un accord assez large semble se dégager sur la nécessité de mettre en place une orientation choisie par l’élève et sa famille.
L’orientation est en effet un des sujets auquel la FCPE tient tout particulièrement. Elle n’accepte plus que l’institution impose ses choix aux élèves, alors même qu’ils sont en capacité de décider de leur avenir. Ce droit au choix existe déjà d’une certaine façon en fin de 5ème ou de 1ère et ne pose aucun problème, pourquoi en serait-il autrement pour les autres classes ? Une refondation de l'école ne peut que redéfinir ce droit au choix.
Pour permettre ce choix éclairé, la FCPE demande qu’une éducation à l'orientation, une aide et un accompagnement soient mis en place tout au long du collège, pour tous les élèves.
Depuis cet été, mais aussi en cette rentrée scolaire, la FCPE est pleinement engagée dans la concertation pour la refondation de l’école. Présente dans tous les ateliers, la fédération n’a de cesse de porter ses revendications pour remettre l’enfant au coeur du système éducatif. Des contributions écrites sont aussi rédigées pour chacun des ateliers et sa newsletter hebdomadaire est chargée d’informer les parents et de faire vivre le débat.


mercredi 5 septembre 2012

La dernière rentrée où l’Ecole paie les pots cassés

Les postes créés dans l’urgence par le nouveau gouvernement ont permis de résoudre un
millier de situations catastrophiques et ont évité la fermeture d’écoles ou la disparition totale
des RASED sur certains territoires.
Néanmoins, marquée par les suppressions de postes des dernières années, cette rentrée
scolaire sera, une nouvelle fois, difficile.
Avec les engagements du président de la République et du gouvernement, la FCPE veut croire
que cette rentrée sera la dernière où l'Ecole se verra présenter la note des réductions budgétaires.
Mais il reste des situations trop critiques. La FCPE demande que toute la transparence soit de
mise et qu'elles soient traitées très rapidement, en particulier concernant des ouvertures de
classes à confirmer ou des fermetures à annuler.
La FCPE rappelle en outre que la rentrée doit être effective pour tous. Certains étaient encore
trop souvent oubliés les années précédentes : les enfants en situation de handicap, les élèves
redoublants non inscrits, les élèves se destinant à l’enseignement professionnel non affectés,
les enfants refusés en maternelle ou les enfants Roms…
La FCPE attend que soient trouvées pour eux, en cette rentrée, des solutions favorables et
immédiates.

vendredi 20 juillet 2012

Lancement de la concertation sur la loi d'orientation

Madame la Ministre, Monsieur le Ministre,
Mesdames et Messieurs les membres du CSE,

Vous le savez, la FCPE appelle de ses vœux le vote d’une loi d’orientation et de programmation pour l’Ecole de la République qui mette l’enfant, le jeune au cœur du système éducatif.
Elle ne veut pas d’une loi cache misère ou d’une loi qui reste inappliquée. Cette loi doit donner l’élan pour assurer l’égalité entre les territoires, l’égalité entre les enfants, l’égalité des droits face à la réussite ! La loi que nous voulons est une loi qui vit, une loi qui évolue, pour cela, la représentation nationale doit pouvoir se saisir de la question de l’Ecole pour en évaluer l’action et mesurer l’impact des réformes mais aussi savoir répondre aux manques. Que l’on ne voit plus jamais deux réformes d’ampleur comme celle du primaire de 2008 ou la suppression de la formation des enseignants sans même un débat à l’assemblée.
Cette loi d’orientation doit avoir de l’ambition, elle doit avoir de l’envergure, aussi grande que le plan Langevin-Wallon de 1947. Ses objectifs devront dépasser la frontière temporelle d’un mandat de cinq ans permettant d’avoir un regard sur le long terme, ce dont nous avons bien besoin. Elle devra fixer des objectifs : 85% d’une classe d’âge au baccalauréat, 50% à bac+3, 0% sans qualification. Elle devra assurer la gratuité et une politique sociale scolaire. Elle devra donner un cap perdu depuis longtemps. L’existence d’un ministère à la réussite éducative est pour nous aussi une indication de ce cap retrouvé qui ouvre à la formation tout au long de la vie.
Avant de vouloir plus d’Ecole, nous voulons surtout mieux d’Ecole !
Mieux d’Ecole, ce n’est pas une Ecole centrée sur le seul apprentissage des dits « fondamentaux» sur le seul, lire, écrire, compter.
Mieux d’école c’est mettre un terme aux processus de ségrégation scolaire : désectorisation, classes de niveau, entre soi scolaire et assurer un renouveau de l’Education prioritaire qui a été disloquée par les politiques précédentes.
Mieux d’école c’est plus de cohésion dans les projets éducatifs de territoire présents partout tel que nous l’avons inscrit dans l’appel de Bobigny, que vous avez cité et nous vous en remercions. L’Ecole doit être replacée au cœur de la ville, du village, du quartier et parfois même sous sa protection.
Refonder l’Ecole, c’est pour nous transformer la pédagogie en classe. Cela passe notamment par la fin du face-à-face et de l’organisation « un enseignant, une discipline, une heure, une classe». Faire réussir tous les élèves suppose de s’interroger sur le fonctionnement du système éducatif et non de rejeter individuellement la faute sur l’élève ou sa famille avec notes et devoirs. Faire réussir chaque élève, c’est le conforter dans sa capacité à construire ses savoirs, permettre de le rendre autonome dans la démarche d’apprentissage.
L’enjeu est la réussite de tous, le défi est de ne laisser personne sur le bord du chemin. Pour cela, et pour assurer notamment la réussite de la rentrée et du recrutement de 2013, il faut rouvrir de manière urgente la question de la formation des enseignants qui a été mise à mal par vos prédécesseurs.
Car, « si le savoir n’est pas le monopole du maître, celui-ci garde la responsabilité d’en ordonner le sens », disait Jules Ferry. Encore faut-il qu’il soit en capacité de le faire. Pour nous cette formation est la clé de la réussite de la refondation.
Placer l’enfant au centre du système, c’est aussi prendre en compte ses aspirations, c’est respecter ses conditions de vie et de travail, et la présence d’un enseignant à chaque heure de classe.  Il est temps que l’État remplisse sa propre obligation scolaire consubstantielle à celle des parents.
Prendre en compte ses aspirations c’est déjà faire en sorte qu’il soit acteur des décisions qui sont prises à son endroit, qu’il soit un acteur à part entière dans l’Ecole, en fonction de son âge et de sa maturité.
En particulier, il faut substituer à l’orientation par l’échec, trop corrélée au milieu social, une orientation choisie correspondant au projet de l’élève. La FCPE affirme que les jeunes sont en capacité de s’exprimer. Les jeunes doivent être associés aux décisions qui les concernent, en particulier sur leur projet personnel de formation. Car, in fine, c’est à eux, avec leurs parents, que ce choix appartient.
Il faut en finir avec la hiérarchie des voies au lycée et l’orientation couperet en fin de 3ème et en fin de seconde.
En ce sens, il faut valoriser les enseignements professionnels et ne pas les considérer comme des voies réservées aux élèves dont le système ne sait plus quoi faire. Pourquoi n’a-t-on pas de philosophie en lycée professionnel ? L’égalité entre les élèves doit être assurée. Pourquoi les jeunes seraient-ils différemment jugés, différemment considérés, différemment valorisés, différemment scolarisés et dans des lieux différents selon une filière alors qu’un lycée polyvalent répondrait bien à ces objectifs de choix progressifs comme de mixité sociale.
Rendre l’élève acteur de sa formation, c’est l’associer clairement à la vie de son établissement. La démocratie représentative dans les lycées doit vivre partout, les représentants des lycéens considérés comme des représentants crédibles et à part entière.
Assurer la réussite de tous, c’est prendre en compte les conditions d’études des élèves, les conditions de travail, les conditions de vie. C’est respecter les rythmes chrono biologiques de l’enfant et de l’adolescent en réformant les rythmes scolaires sur la journée, pour en finir avec les horaires pléthoriques, sur la semaine avec 5 jours éducatifs, et sur l’année en respectant une alternance : 7 semaines de classes (pas plus) et 2 semaines de congés (pas moins), comme l’a présenté la plateforme initié par la Jeunesse au Plein Air, à laquelle François Hollande avait répondu durant la campagne. Pour cela, il est nécessaire de dépasser les intérêts particuliers, il est nécessaire de se dire que l’intérêt des enfants doit être supérieur, qu’il convient de développer l’application de la CIDE qui promeut l’intérêt supérieur de l’enfant. Tous ces éléments doivent permettre que notre école soit moins inégalitaire, que l’élève retrouve le plaisir d’apprendre, et les enseignants, celui d’enseigner.
Enfin, ces dix dernières années, les parents d’élèves en ont entendu des vertes et des pas mûres sur leur compte. Dans la logique individualiste, l’échec des élèves repose évidemment exclusivement sur eux-mêmes ou leurs parents. Cette idée amène des propos scandaleux : enfants méchants, parents démissionnaires ou irresponsables, qui stigmatisent surtout les plus pauvres et envisage la suppression de leurs allocations. Il faut rompre avec cette logique et répondre aux difficultés des parents par l’aide à la parentalité, car comme nous le disons avec ATD Quart Monde : « avec leurs parents, tous les enfants peuvent réussir ».
Le 17 mars dernier, le Président de la République, alors candidat, a indiqué être favorable, à la demande de la FCPE, à la création d’un véritable statut du parent d’élève délégué. La place des parents comme acteurs de la communauté éducative doit être réaffirmée dans la future loi d’orientation. Les représentants des parents d’élèves doivent pouvoir exercer leur présence et leurs mandats à tous les niveaux du territoire : local, départemental, régional et national.
Enjeux lourds et nombreux que vous avez cités, enjeux urgents. Comme dans d’autres pays il est temps que PISA provoque le choc dont notre école, les élèves, nos enfants ont besoin. Nous participerons, sans défiance, avec optimiste et détermination à cette concertation. Il en va de la promesse faite à la jeunesse de notre pays pour qu’elle vive mieux demain qu’aujourd’hui, et nous FCPE sommes conscients que l’éducation est une des clés de la solution à la crise.
Pour la FCPE, vous le savez, Madame la Ministre, Monsieur le Ministre, Mesdames et Messieurs, ce sera les enfants d’abord.

Je vous remercie.