mercredi 6 février 2013

Rythmes scolaires : les parents devront-ils payer ?

Les maires annoncent qu’ils pourraient faire payer les parents pour les nouvelles activités créées afin de remplacer les 45 minutes amputées chaque jour.

Il n'a jamais été question de faire payer les parents, rappelle Jean-Jacques Hazan, président de la Fédération des conseils de parents d'élèves (FCPE), qui distingue dans ces déclarations une "manoeuvre politique destinée à faire peur" et à discréditer la réforme socialiste des temps scolaires. "Cette réforme passe par une grande réorganisation des personnels et des moyens qui existent : des centres d'animation, des gymnases... Mais c'est un choix politique. Voilà pourquoi nous disons : 'Les enfants d'abord, les ronds-points ensuite
C’est une nouvelle qui risque de faire du bruit chez les parents d’élèves : l’Association des maires de France(AMF) a annoncé que les collectivités locales se laisseront le droit de faire payer aux parents les nouvelles activités créées avec la réforme des rythmes scolaires. Laquelle prévoit en effet qu'en échange du mercredi matin à nouveau travaillé, les enfants verront leurs journées réduites de 45 minutes les lundi, mardi, jeudi et vendredi. Ce temps sera remplacé par 45 minutes d’activités périscolaires, situées durant la pause de midi ou en fin d’après-midi. Un temps qui n’est pas juridiquement obligatoire (les familles peuvent récupérer leurs enfants plus tôt) et qui, du coup, n’est pas soumis à la gratuité.

''Ce sera payant partout''

"Pour l’immense majorité des collectivités, les activités périscolaires, comme aujourd'hui, seront gratuites", rassure André Laignel, premier vice-président délégué (PS) de l’AMF, cité par l’AFP. Ce n’est pas l’avis de tout le monde : Philippe Laurent, président (UDI) de la commission finances et fiscalité de l’Association lance pour sa part : "Ce sera payant partout", en fonction du quotient familial. Comme les parents n’ont plus à assurer la garde des enfants le mercredi matin, avance-t-il, ils feront des économies. Pas sûr que les nombreux parents prenant leur mercredi pour convenance familiale partagent ce point de vue…
"Il n'a jamais été question de faire payer les parents, rappelle Jean-Jacques Hazan, président de la Fédération des conseils de parents d'élèves (FCPE), qui distingue dans ces déclarations une "manoeuvre politique destinée à faire peur" et à discréditer la réforme socialiste des temps scolaires. "Cette réforme passe par une grande réorganisation des personnels et des moyens qui existent : des centres d'animation, des gymnases... Mais c'est un choix politique. Voilà pourquoi nous disons : 'Les enfants d'abord, les ronds-points ensuite !'"

250 millions d'euros prévus

Le fait est que les villes qui sont restées aux 4,5 jours n’ont pas de modèle unique : Brest est gratuite, alors que Toulouse réclame des "tarifs symboliques" aux familles. Le ministre de l’Education nationale Vincent Peillon a rappelé en tout cas ce lundi 28 janvier lors de ses voeux que l’Etat avait créé un fonds de 250 millions d’euros pour les collectivités mettant en place la réforme dès 2013. "Je recommande de ne pas faire payer les activités périscolaires. Est-ce que je peux contraindre les collectivités? Non. Je fais appel à l'intelligence collective". Espérons que l' "intelligence collective" répondra.

vendredi 1 février 2013

Questions de parents sur la réforme des rythmes scolaires.

1/ L’organisation
La journée de classe finirait à 15h45 avec une sortie de l’école autorisée seulement à 16h30.
Vrai / Faux
Le projet est que la journée de classe se termine à 16h30 mais que le temps réservé aux
apprentissages scolaires soit réduit entre 5h et 5h30 (selon le temps prévu le mercredi ). Mais le
projet ne dit pas que les 30 ou 45 min doivent être positionnées en fin de journée ni même que ce
temps doit être le même chaque jour. Sur ce site Web, on trouve un exemple d’emploi du temps mis
en place dans des écoles de Vélizy qui organisent des ateliers certains jours en début d’après-midi,
d’autres en fin d’après-midi : http://tinyurl.com/b5h83zl
Le projet sur Paris est d’allonger la pause méridienne ce qui permettra juste de faire travailler les
animateurs un peu plus longtemps sans que rien d’autre ne change.
Vrai / Faux
La prolongation de la pause méridienne est une des possibilités d’organisation. Elle est intéressante
parce qu’elle permet de positionner les activités éducatives sur la période la moins propices aux
apprentissages scolaires. Il n’est pas contre pas question d’accepter un projet qui n’intègrerait pas
une vraie offre d’activités sur le temps concerné.
Le temps périscolaire obligatoire qui découle de cette nouvelle organisation ne sera pas toujours
gratuit.
Vrai / Faux
La gratuité n’est effectivement pas inscrite dans le projet actuel. C’est une demande de la Fcpe que
ce soit inscrit. Sur Paris, c’est l’engagement aujourd’hui du maire et nous y serons bien sûr très
vigilants.
Compte tenu des locaux scolaires existants, ces activités ne pourront avoir lieu que dans les salles
de classes. Les enfants feront-ils la différence entre les différents temps scolaire-périscolaire ?
Vrai / Faux
Il parait en effet difficile de ne pas utiliser les salles de classe mais avec des intervenants différents et
sur des activités différentes. Mais il est aussi imaginable, et ce sera l’objet des consultations /
concertations prévus au niveau parisien et qui devront aussi avoir lieu dans chaque école, que les
enfants puissent être emmenés dans d’autres lieux de proximité associatifs ou municipaux
(conservatoire, centre d’animation, etc.) dont les locaux sont vides ou sous-utilisés pendant les
heures scolaires. Cela supposera évidemment de trouver une organisation qui permette de faire des
« séances » de plus de 45min…
2 /le temps de l’enfant
On ne peut pas parler d’allègement de la journée de l’enfant puisque sa présence sera obligatoire
jusqu’à 16h30 et qu’il aura classe le mercredi matin.
Faux
Certains enfants font des activités extra-scolaires les soirs de semaine et/ou le mercredi. On fait bien
la différence et ces heures ne sont généralement pas comptées dans le temps hebdomadaire des
enfants… Dans le projet de réaménagement, des heures d’activité seront proposées pendant la
journée et à tous les enfants.
FCPE75 – 17 Janvier 2013 – Questions sur la réforme des rythmes scolaires

Pourquoi, selon la FCPE, la réforme des rythmes est- elle nécessaire :

L’école sur quatre jours épuise les élèves – Une étude internationale constate une dégradation des apprentissages depuis le passage à la semaine de 4 jours chez les enfants de CM1…
La capacité d’apprentissage d’un enfant ne peut pas dépasser 4h30 par jour
La rupture du mercredi provoque une désynchronisation du rythme ″sommeil/veille″ chez l’enfant- cette rupture de 3 jours sur 7 provoque une mauvaise qualité de l’état de veille de l’enfant notamment chez les enfants en difficulté et plus particulièrement en hiver.
Les pics d’attention des enfants se situent la matinée, entre 9h et 12h et l’après-midi entre 15 et 17h.
Trouver un équilibre entre les temps scolaires, familiaux et périscolaires



Que prévoit la réforme ?
Un étalement des 24 heures d’enseignement hebdomadaire sur 9 demi-journées avec un maximum de 5h30 pour 1 jour et 3h30 pour une demi-journée
Une pause méridienne de 1h30 minimum
Aucun enfant ne devra être laissé sans solution de prise en charge avant 16h30
Des activités pédagogiques complémentaires aux heures d’enseignement en groupes restreints avec comme objectifs : aider les écoliers rencontrant des difficultés dans leurs apprentissages, accompagner le travail personnel, mettre en place des activités prévues dans le projet d’école en lien avec le projet éducatif territorial.


Quelles sont les revendications de la FCPE ?

La journée d’enseignement ne doit pas dépasser 5 h
Une pause méridienne plus importante
Maximum 12 enfants dans les groupes dits restreints pour les activités complémentaires pour les activités artistiques, culturelles, de loisirs, sportives.
Une concertation approfondie pour définir le Projet Territorial Educatif et le mode d’organisation du temps scolaire et périscolaire
Des activités complémentaires de qualité, inscrits dans un projet éducatif cohérent
Un mode d’organisation qui prend réellement en compte l’intérêt de l’enfant
Une alternance de 7 semaines de cours et de 2 semaines de congés avec des vacances d’été raccourcies
Une volonté de refonder le système éducatif

La FCPE vous appelle à vous mobiliser
pour soutenir une véritable réforme des rythmes scolaires
qui met l’intérêt de l’enfant au centre de la réforme !!!

Participez aux débats  - Faites des propositions - Rejoignez-nous

Rythmes scolaires

Chers parents,

La réforme des rythmes scolaires poursuit en premier lieu un objectif pédagogique : la réussite des enfants à l’école primaire qui dépend pour une part essentielle des conditions dans lesquelles se déroulent leurs apprentissages. Or, depuis la mise en place de la semaine de 4 jours en 2008, les élèves en France subissent les rythmes scolaires totalement inadaptés à leurs rythmes biologiques.

La journée actuelle de nos écoliers est, en effet, plus longue et plus chargée que celle de la plupart des autres élèves en Europe : une semaine particulièrement courte avec 4 jours d’école par semaine, contre 5, voire 6 chez la plupart de nos voisins européens.
Pour mettre fin à cette spécificité française défavorable à la réussite scolaire de nos enfants, il est nécessaire d’instaurer un meilleur équilibre du temps scolaire et du temps périscolaire à la fois sur la journée et sur la semaine.

Les médecins (rapport de l'Académie de médecine Rapport adopté le 19 janvier 2010), les chronobiologistes et chronopsychologues (René Clarisse, François Dubet, Georges Fotinos, Claire Leconte, Hubert Montagner...), les députés (rapport d’information du 8 décembre 2012 de MM. Xavier Breton et Yves Durand), la Cour des comptes (rapport du 12 mai 2010), le Haut Conseil de l'évaluation, tous s'accordent à le dire, depuis des années : la semaine de 4 jours de classe est le pire modèle pour nos enfants.
Les journées de 6 heures de classe, sont trop longues, trop fatigantes et par conséquent contre-productives.

La coupure du mercredi, aussi paradoxal que cela paraisse, ne leur est pas propice non plus car elle crée une rupture de rythme et les tient éloignés de l'école et des apprentissages.
En effet, d’aucuns pensent que la coupure du mercredi est indispensable pour le repos des enfants. Or, nous tenons à rappeler que la coupure du milieu de semaine a été mise en place pour permettre aux enfants de suivre une instruction religieuse (article 2 de la loi du 28 mars 1882 sur l’enseignement scolaire) et non pas parce qu’une journée d’interruption du travail scolaire en milieu de semaine s’imposait pédagogiquement. Initialement le jeudi, cette interruption est passée au mercredi en 1972.

Déjà en 2000, un rapport de l’Inspection Générale de l’Education Nationale avançait que : "le passage à 4 jours n’apporte pas de modifications sur les pratiques de l’enseignant, ni au demeurant, un confort à la vie de l’enfant». De même, les experts réunis par l’INSERM ont également convenu en 2001 qu’il fallait éviter de mettre en place la semaine de quatre jours car « aucun résultat ne plaidait en sa faveur ».
La France est le pays au monde où les enfants ont le nombre de 140 jours de classe le plus faible (185 en moyenne) mais le nombre d'heures de classe annuelles parmi les plus élevés.

Notre modèle, le pire de l'OCDE, a ses conséquences dans les résultats qu'on voit année après année, bien médiocre pour la 5eme puissance mondiale.
Les autres pays ont de bonnes performances scolaires en travaillant cinq jours d'affilée, ou quatre jours et demi ; ils ont une journée allégée, mais des grandes vacances plus courtes.

Il s’agit, avec cette réforme, d’assurer un plus grand respect des rythmes naturels d’apprentissage et de repos de l’enfant, grâce à une meilleure répartition des heures d’enseignement en classe sur la semaine, à un allègement du nombre d’heures d’enseignement par jour et à une programmation des séquences d’enseignement à des moments où la faculté de concentration des élèves est plus grande. Elle permettra également de répondre plus efficacement à la difficulté scolaire dans le cadre de périodes d’enseignement en groupes restreints
Reconquérir une journée de classe, mieux étaler le temps scolaire tout au long de la semaine, de l’année permet d’améliorer à la fois la santé de nos enfants et leur bien être à l’école.

Certains disent que cette réforme n’est pas possible car elle risque de coûter cher aux familles, aux collectivités, que les enfants ne seront pas bien encadrés sur les temps périscolaires, que les enfants sortiront plus tôt et seront livrés à eux-mêmes, que les associations ne pourront plus proposer d’activités, qu’il ne sert à rien de réduire la journée puisque les enfants resteront à l’école !
Non ! Les temps d'activités périscolaires, proposées et encadrées par les mairies ne sont pas assimilables à du travail scolaire en termes de tension et de concentration.

Par ailleurs, les nouveaux rythmes donneront lieu à une meilleure articulation des temps scolaires et périscolaires. L’ensemble des activités proposées aux élèves au cours de la journée sera organisé, de façon complémentaire, grâce à un dialogue renouvelé avec les collectivités territoriales et aucun enfant ne devra être laissé sans solution de prise en charge avant la sortie de l’école.
Enfin, la mise en œuvre de la réforme se fera de manière adaptée, puisque différentes déclinaisons seront possibles afin de garantir la prise en compte des particularités, des contraintes et des solutions locales (transports scolaires, diversité des offres d’activités périscolaires, etc.).
Nos enfants ont besoin de cette réforme et nous parents nous allons gagner en sérénité !
Pour que nos enfants vivent enfin une répartition des temps d’apprentissage en adéquation avec leurs rythmes biologiques, pour un projet de qualité dans l’intérêt des enfants, parents mobilisons-nous et ouvrons le dialogue avec nos élus !

 

Les parents du Conseil local FCPE Jaurès – La Fontaine

jeudi 31 janvier 2013

Décret du 24 Janvier 2013 relatif à l’organisation du temps scolaire en primaire.

Décrets, arrêtés, circulaires
TEXTES GÉNÉRAUX
MINISTÈRE DE L’ÉDUCATION NATIONALE
Décret no 2013-77 du 24 janvier 2013 relatif à l’organisation du temps scolaire
dans les écoles maternelles et élémentaires
NOR : MENE1301789D
Publics concernés : élèves des écoles maternelles et élémentaires publiques, parents d’élèves, enseignants du
premier degré et collectivités territoriales.
Objet : modification des rythmes scolaires dans l’enseignement du premier degré.
Entrée en vigueur : la réforme des rythmes scolaires entre en vigueur au début de l’année scolaire
2013-2014. Toutefois, jusqu’au 31 mars 2013, les communes peuvent demander au directeur académique des
services de l’éducation nationale le report de la réforme à l’année scolaire 2014-2015.
Notice : le présent décret prévoit la mise en place d’une semaine scolaire de 24 heures d’enseignement
réparties sur 9 demi-journées afin d’alléger la journée d’enseignement. Les heures d’enseignement sont
organisées les lundi, mardi, jeudi et vendredi et le mercredi matin, à raison de cinq heures trente maximum
par jour et de trois heures trente maximum par demi-journée. Le directeur académique des services de
l’éducation nationale peut donner son accord à un enseignement le samedi matin en lieu et place du mercredi
matin lorsque cette dérogation est justifiée par les particularités du projet éducatif territorial et présente des
garanties pédagogiques suffisantes. L’organisation de la semaine scolaire de chaque école du département est
décidée par le directeur académique des services de l’éducation nationale agissant par délégation du recteur
après avis du maire ou du président de l’établissement public de coopération intercommunal intéressé. Le texte prévoit également la mise en place d’activités pédagogiques complémentaires en groupes restreints pour l’aide aux élèves rencontrant des difficultés dans leurs apprentissages, pour une aide au travail personnel ou pour
une activité prévue par le projet d’école, le cas échéant en lien avec le projet éducatif territorial.
L’organisation générale de ces activités pédagogiques complémentaires est arrêtée par l’inspecteur de
l’éducation nationale de la circonscription, sur proposition du conseil des maîtres.
Références : le code de l’éducation peut être consulté, dans sa rédaction issue du présent décret, sur le site
Légifrance (http://www.legifrance.gouv.fr).
Le Premier ministre,
Sur le rapport du ministre de l’éducation nationale,
Vu le code de l’éducation, notamment ses articles D. 411-2 et D. 521-10 à D. 521-15 ;
Vu l’avis du Conseil supérieur de l’éducation en date du 8 janvier 2013 ;
Vu l’avis du comité technique ministériel de l’éducation nationale en date du 11 janvier 2013 ;
Vu l’avis de la commission consultative d’évaluation des normes en date du 23 janvier 2013,
Décrète :
Art. 1er. − Le 2o de l’article D. 411-2 du code de l’éducation est remplacé par les dispositions suivantes :
« 2o Etablit le projet d’organisation pédagogique de la semaine scolaire ; »
Art. 2. − Les articles D. 521-10 à D. 521-13 du même code sont remplacés par les dispositions suivantes :
« Art. D. 521-10. − La semaine scolaire comporte pour tous les élèves vingt-quatre heures d’enseignement,
réparties sur neuf demi-journées.
« Les heures d’enseignement sont organisées les lundi, mardi, jeudi et vendredi et le mercredi matin, à raison
de cinq heures trente maximum par jour et de trois heures trente maximum par demi-journée.
« La durée de la pause méridienne ne peut être inférieure à une heure trente.
« L’organisation de la semaine scolaire est fixée conformément aux dispositions des articles D. 521-11 et
D. 521-12, dans le respect du calendrier scolaire national prévu à l’article L. 521-1 et sans que puissent être
réduit ou augmenté sur une année scolaire le nombre d’heures d’enseignement ni modifiée leur répartition.
« Les élèves peuvent en outre bénéficier chaque semaine d’activités pédagogiques complémentaires dans les
conditions fixées par l’article D. 521-13.
26 janvier 2013 JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Texte 3 sur 153
. .
« Art. D. 521-11. − Le conseil d’école intéressé ou la commune ou l’établissement public de coopération
intercommunale intéressé peut transmettre un projet d’organisation de la semaine scolaire au directeur
académique des services de l’éducation nationale, après avis de l’inspecteur de l’éducation nationale chargé de
la circonscription d’enseignement du premier degré.
« Le directeur académique des services de l’éducation nationale agissant par délégation du recteur
d’académie arrête l’organisation de la semaine scolaire de chaque école du département dont il a la charge,
après examen des projets d’organisation qui lui ont été transmis et après avis du maire ou du président de l’établissement public de coopération intercommunal intéressé. Cet avis est réputé acquis en l’absence de
notification au directeur académique des services de l’éducation nationale d’un avis exprès dans un délai de
quinze jours à compter de la saisine.
« Art. D. 521-12. − Lorsqu’il arrête l’organisation de la semaine scolaire d’une école, le directeur
académique des services de l’éducation nationale agissant par délégation du recteur d’académie veille au
respect des conditions mentionnées aux articles D. 521-10 et D. 521-11. Il s’assure de la compatibilité de cette
organisation avec l’intérêt du service et, le cas échéant, de sa cohérence avec le projet éducatif territorial
élaboré conjointement par la collectivité, les services de l’Etat et les autres partenaires intéressés. Il s’assure
également que cette organisation ne porte pas atteinte à l’exercice de la liberté de l’instruction religieuse
mentionnée au second alinéa de l’article L. 141-2.
« Le directeur académique des services de l’éducation nationale peut donner son accord à une dérogation aux
dispositions du deuxième alinéa de l’article D. 521-10 lorsqu’elle est justifiée par les particularités du projet
éducatif territorial et que l’organisation proposée présente des garanties pédagogiques suffisantes.
« La décision d’organisation de la semaine scolaire prise par le directeur académique des services de
l’éducation nationale ne peut porter sur une durée supérieure à trois ans. A l’issue de cette période, cette
décision peut être renouvelée tous les trois ans après un nouvel examen, en respectant la même procédure.
« Les décisions prises par le directeur académique des services de l’éducation nationale pour fixer les heures
d’entrée et de sortie de chaque école sont annexées au règlement type départemental mentionné à l’article
R. 411-5, après consultation du conseil départemental de l’éducation nationale, sans préjudice du pouvoir de
modification conféré au maire de la commune par les dispositions de l’article L. 521-3.
« Art. D. 521-13. − Des activités pédagogiques complémentaires sont organisées par groupes restreints
d’élèves :
« 1o Pour l’aide aux élèves rencontrant des difficultés dans leurs apprentissages.
« 2o Pour une aide au travail personnel ou pour une activité prévue par le projet d’école, le cas échéant en
lien avec le projet éducatif territorial.
« L’organisation générale de ces activités pédagogiques complémentaires est arrêtée par l’inspecteur de
l’éducation nationale de la circonscription, sur proposition du conseil des maîtres. Les dispositions retenues à
ce titre sont inscrites dans le projet d’école. Le maître de chaque classe dresse, après avoir recueilli l’accord
des parents ou du représentant légal, la liste des élèves qui bénéficient des activités pédagogiques
complémentaires. »
Art. 3. − Les articles D. 521-14 et D. 521-15 du même code sont abrogés.
Art. 4. − Les articles 1er à 3 entrent en vigueur à la rentrée scolaire 2013.
Toutefois, le maire ou le président de l’établissement public de coopération intercommunale peut, au plus
tard le 31 mars 2013, demander au directeur académique des services de l’éducation nationale le report de
l’application du présent décret à la rentrée scolaire 2014 pour toutes les écoles de la commune ou des
communes membres de l’établissement public de coopération intercommunale.
Le maire ou le président de l’établissement public de coopération intercommunale saisit le conseil général
compétent en matière d’organisation et de financement des transports scolaires. Si, au terme d’un délai de
vingt jours après sa saisine, le conseil général n’a pas fait connaître son avis sur la demande mentionnée au
deuxième alinéa, cet avis est réputé favorable.
Les décisions prises sur les demandes mentionnées au deuxième alinéa par le directeur académique des
services de l’éducation nationale agissant par délégation du recteur d’académie sont transmises à la commune et à l’établissement public de coopération intercommunale ainsi qu’au conseil général.
Art. 5. − Le ministre de l’éducation nationale est chargé de l’exécution du présent décret, qui sera publié au
Journal officiel de la République française.
Fait le 24 janvier 2013.
JEAN-MARC AYRAULT
Par le Premier ministre :
Le ministre de l’éducation nationale,
VINCENT PEILLON

vendredi 21 décembre 2012

Points infos rythmes scolaires

Chers amis,

Ces dernières semaines, les déclarations concernant la réforme des rythmes scolaires à l'école primaire se sont multipliées. Comme depuis quelques semaines, je me permets de faire le point des derniers éléments de la situation.
Certaines communes ont annoncé leur volonté de passer à la semaine de quatre jours et demi dès septembre 2013. Il s'agit d’Angers et Nantes par exemple. L'agglomération brestoise (8 communes autour de Brest) ira de façon collective également et l'a fait savoir par courrier au Ministre. La ville de Paris a ajouté 5 millions d’euros supplémentaires à son budget 2013 pour la mise en place pour la période septembre-décembre 2013.
De son côté, l'Association des maires ruraux de France (AMRF) s'est prononcée en faveur de la réforme dans l'intérêt des élèves, de l'Ecole et d'une meilleure articulation du scolaire et du périscolaire.

Mais une négociation financière continue. D'autres grandes villes ont estimé ne pas avoir le budget nécessaire et donc insisté pour que sur les 250 millions d'euros promis par François Hollande pour la réforme, une part leur soit réservée. De même, l'ANEM (Association nationale des élus de montagne) pose comme condition à la mise en oeuvre de la réforme la compensation intégrale de son coût par "la solidarité nationale", soit l'Etat. Pour la FCPE, cette dotation de 250 millions a bel et bien été décidée afin d'aider les communes en difficulté, du fait de leur petite taille, de leur éloignement ou de leurs faibles ressources fiscales. Il serait donc normal que l'essentiel du montant alloué leur revienne.
 
Nous vous rappelons que depuis 2008, certaines communes, dont les villes de Toulouse, Poitiers, Niort ... ont fait le choix de la semaine de 4 jours et demi et ne sont bien évidemment pas pour autant en faillite. Elles ont fait le choix d'arbitrer certains budgets en faveur de l'Ecole et de l'éducation. Ces choix, nous les voulons partout.
Face à ce mouvement en faveur des enfants, d'autres agissent et font aussi pression.
Ainsi, les sections départementales de certains syndicats enseignants ont envoyé un courrier aux collectivités et aux CDPE afin de réclamer que les décisions concernant la réforme des rythmes scolaires se prennent au niveau de chaque conseil d'école. Nous n'y sommes pas favorables, car nous savons que nous n'aurons mathématiquement jamais la majorité en conseil d'école face aux enseignants.
Nous vous rappelons que cette méthode est celle de Nicolas Sarkozy et Xavier Darcos. Elle a permis d'empêcher une remise en cause de la semaine de quatre jours depuis 2008 sauf dans de rares exceptions et de maintenir ainsi la majorité des écoles dans la pire organisation pour les enfants.
A Paris, une manifestation est prévue ce mercredi 19 décembre pour le retrait de tout projet de réforme des rythmes par les sections de tous les syndicats enseignants -excepté le Sgen- pour exprimer leur refus de travailler le mercredi matin avec une réduction de la journée le reste de la semaine.
Coté villes, le maire de Nice a annoncé sa volonté de ne pas mettre en place la réforme.

Mais nous pouvons et devons encore agir.
La FCPE de Seine-Saint-Denis a demandé à être reçue par tous les députés du département pour discuter de la nécessité de réformer l'organisation des temps de l'enfant.
Nous devons continuer de réunir les parents, contacter les élus, organiser la pression pour que cette réforme voit le jour. L'écriture dans l'annexe du projet de loi d'orientation et de programmation d’un passage sur les rythmes est pour nous un point d'appui. Il faut que le décret que nous attendons soit ferme. La réforme est pour 2013 et les moyens annoncés seront consacrés à cette date. Seules les villes qui ne peuvent pas feront attendre les enfants jusqu’en 2014.
Pour nous, l'objectif de l'aménagement des temps éducatifs des enfants est bien d'améliorer les conditions de vie et d'apprentissage des élèves avant tout.
Nous vous rappelons que la France est le pays où les écoliers ont les journées de travail les plus chargées et les semaines les plus courtes, le tout s'articulant sur un nombre de semaines lui-même plus restreint, que la France recule dans les études internationales autant dans les résultats sur les apprentissages que sur le bien être à l’Ecole.

Mais nous savons que la semaine de 4 jours a aussi considérablement dégradé les conditions de travail des enseignants, de l'aveu même de bon nombre d'entre eux, leur imposant des journées beaucoup plus denses et éprouvantes et une course contre le temps très insatisfaisante sur le plan pédagogique.

Nous avons aussi enregistré récemment deux avancées sur le calendrier scolaire.
Au précédent CSE, l'unanimité s'était faite contre le projet de calendrier 2013-2014. Nous avons donc continué notre pression car une véritable réforme des temps scolaires ne peut écarter la modification de l'année scolaire. Nous nous sommes donc félicités de l'inscription dans la loi de la perspective (non datée) d’une évolution sur ce point.
De plus, quatre (parmi les plus importantes) fédérations des professionnels du tourisme ont publié un communiqué de presse la semaine passée pour réclamer des modifications du calendrier scolaire annuel, invoquant le fait que la réduction des vacances d'étéest nécessaire aussi pour assurer l'égalité d'accès aux vacances et acceptant le principe de l’alternance 7/2.

La pression continue. Il n'est pas question de lâcher quoi que ce soit !
La complémentarité entre nos rencontres nationales et vos rencontres aux niveaux départemental et local sont essentielles pour aboutir pour les enfants d'abord!

Bien cordialement,

Jean-Jacques HAZAN,
Président

lundi 17 décembre 2012

La FCPE de Villenave d'ornon veut l'application de la réforme sur les rythmes scolaires


La présidente et le vice-président de la FCPE des écoles élémentaires Jean-Jaurès et Lafontaine. (Photo P. H.)

La réforme des rythmes scolaires est un sujet au cœur du débat politique. Les difficultés de mise en œuvre pour les communes sont indéniables. C'est dans ce contexte que la FCPE des écoles élémentaires Jean-Jaurès et Lafontaine encourage vivement la commune à mettre en place cette réforme des rythmes scolaires dès la rentrée 2013. Elle précise, par l'intermédiaire de son vice-président Patrice Formage, que « le président de la République a débloqué 250 millions d'euros pour aider les villes les plus en difficulté à mettre en œuvre la réforme dès 2013. Ainsi, nous demandons à M. le Maire et l'ensemble des acteurs éducatifs et associatifs de trouver la volonté d'avancer ensemble pour refonder l'école pour faire réussir tous les élèves ».

Publié le 17/12/2012 à 06h00 Pa r P. H.