La FCPE regrette la publication par le Ministère de l'Education nationale du calendrier scolaire 2013-2014 dans la forme choisie, malgré un rejet unanime du CSE.
En séance, la FCPE avait demandé à plusieurs reprises à ce que l'examen de ce texte soit reporté afin que les discussions se poursuivent et puissent améliorer ce calendrier, ce que les syndicats d'enseignants ont refusé.
La FCPE rappelle que ce calendrier comporte plusieurs aberrations dont des périodes de classe allant de six à dix semaines ! La fédération est favorable à un calendrier se rapprochant le plus possible du rythme 7/2 qui fait consensus. Elle a d'ailleurs fait des propositions allant dans ce sens.
vendredi 30 novembre 2012
La FCPE salue la décision de la ville d’Angers de changer les rythmes dès 2013 !
La FCPE souhaite saluer la décision du maire d’Angers de passer dès la rentrée 2013 à la semaine de 4 jours et demi.
Elle félicite la municipalité de ne pas céder aux intérêts corporatistes et de savoir garder en tête, pour ses prises de décisions, l’objet central de la réflexion : les temps de l’élève.
Elle invite toutes les autres villes, grandes et petites, à faire de même dans l’intérêt des enfants.
La FCPE rappelle que lors des ateliers de la refondation de l’Ecole, un consensus fort s’est dégagé sur la nécessité de réformer les rythmes scolaires qui sont actuellement totalement inadaptés. Elle rappelle aussi que lors de ces mêmes ateliers la nécessité d’instaurer un cadre national de référence faisait tout autant consensus.
La FCPE souhaite que la réforme des rythmes, qui est une question pédagogique, s’inscrive dans la loi d’orientation pour l’Ecole.
Elle est très inquiète que cette question soit seulement abordée au travers des incidences que ces changements pourraient avoir sur le travail des enseignants.
Elle demande que l’élève, ses conditions de travail, de réussite et de bien-être à l’école soient remis au cœur de la réflexion.
La FCPE soutiendra toutes les villes qui mettront en œuvre la réforme des rythmes scolaires dès la rentrée prochaine.
Elle félicite la municipalité de ne pas céder aux intérêts corporatistes et de savoir garder en tête, pour ses prises de décisions, l’objet central de la réflexion : les temps de l’élève.
Elle invite toutes les autres villes, grandes et petites, à faire de même dans l’intérêt des enfants.
La FCPE rappelle que lors des ateliers de la refondation de l’Ecole, un consensus fort s’est dégagé sur la nécessité de réformer les rythmes scolaires qui sont actuellement totalement inadaptés. Elle rappelle aussi que lors de ces mêmes ateliers la nécessité d’instaurer un cadre national de référence faisait tout autant consensus.
La FCPE souhaite que la réforme des rythmes, qui est une question pédagogique, s’inscrive dans la loi d’orientation pour l’Ecole.
Elle est très inquiète que cette question soit seulement abordée au travers des incidences que ces changements pourraient avoir sur le travail des enseignants.
Elle demande que l’élève, ses conditions de travail, de réussite et de bien-être à l’école soient remis au cœur de la réflexion.
La FCPE soutiendra toutes les villes qui mettront en œuvre la réforme des rythmes scolaires dès la rentrée prochaine.
La réforme des rythmes scolaires doit prendre effet dès la prochaine rentrée à Villenave d’ornon
Pourquoi attendre encore un an ?
La FCPE encourage vivement notre commune à mettre en place la réforme des rythmes scolaires dès la rentrée 2013. Les enfants en ont besoin et les parents l’attendent.
Ne pas appliquer cette année la réforme reviendra à continuer à faire subir aux élèves un calendrier scolaire reconnu par tous comme le pire de toute l’OCDE, avec des journées bien trop lourdes et un trop faible nombre de jours de classe dans l’année.
La FCPE de Jean-Jaurès Lafontaine demande à Monsieur le Maire et l’ensemble des acteurs éducatifs et associatifs à trouver la volonté d’avancer ensemble pour refonder l’école pour faire réussir tous les élèves.
Comme l’avait demandé la FCPE, le président de la République a débloqué 250 millions d’euros pour aider les villes les plus en difficulté à mettre en œuvre la réforme dès 2013.
mardi 13 novembre 2012
ETUDE D'UN PROJET DE CLASSE BILINGUE FRANÇAIS-OCCITAN A L'ÉCOLE DE VILLENAVE D ORNON
Actuellement, plus de 1000 élèves suivent une scolarité bilingue français-occitan (dit également
gascon) dans les 22 écoles publiques d'Aquitaine qui proposent cet enseignement.
gascon) dans les 22 écoles publiques d'Aquitaine qui proposent cet enseignement.
Pourquoi pas votre enfant ?
« Fonctionnement des classes bilingues de l’éducation nationale »
animée par l'association Oc Bi Aquitaine.
le jeudi 22 novembre à 18h00
à la salle DAGUIN
L’ouverture éventuelle de la classe maternelle bilingue s'adresse à tous les enfants qui seront à
l'école maternelle à la rentrée 2013.
l'école maternelle à la rentrée 2013.
Informations générales préalable à la réunion:
Qu'est-ce qu'une classe bilingue français/occitan ?
En Aquitaine comme dans d'autres régions de France, la possibilité est offerte aux parents de choisir,
pour leur enfant , une scolarité bilingue dans la langue régionale de leur région (ici l'occitan) au sein
de l'école publique.
Quels sont les principes de fonctionnement ?
· les enfants peuvent être accueillis dès la petite section de maternelle
· la classe est prise en charge par un enseignant bilingue français/occitan de l'éducation
nationale
· les deux langues se partagent le temps scolaire à parité (12 heures en français, 12 heures en
occitan).
· la langue occitane est langue d'enseignement dans les disciplines suivantes: mathématiques,
histoire, EPS, éducation artistique...
· au CP, l'apprentissage de la lecture et de l'écriture ce fait en français, puis est progressivement
appliqué à la langue occitane
· l'enseignement respecte les programmes officiels de l'école primaire et est organisé dans le
cadre du projet d'école
· la continuité de l'enseignement bilingue est assurée tout au long de la scolarité primaire, puis
dans l'enseignement secondaire
Intérêt de l'enseignement bilingue :
Les classes bilingues permettent un bilinguisme précoce qui favorise l'ensemble des apprentissages
linguistiques mais aussi de logique (mathématiques) et d'orthographe (français).
L'enseignement bilingue français-langue régionale ouvre les enfants à la richesse de la diversité
culturelle.
La présense de l'occitan dans les familles n'est pas nécessaire. De nombreux élèves viennent de
familles non occitanophones, parfois même d'autres régions ou d'autres pays.
Procédure:
Cet enseignement peut être mis en place dans une école à la demande des parents. Les parents ont
alors le choix entre le cursus bilingue (français- occitan) et le cursus habituel (en français).
linguistiques mais aussi de logique (mathématiques) et d'orthographe (français).
L'enseignement bilingue français-langue régionale ouvre les enfants à la richesse de la diversité
culturelle.
La présense de l'occitan dans les familles n'est pas nécessaire. De nombreux élèves viennent de
familles non occitanophones, parfois même d'autres régions ou d'autres pays.
Procédure:
Cet enseignement peut être mis en place dans une école à la demande des parents. Les parents ont
alors le choix entre le cursus bilingue (français- occitan) et le cursus habituel (en français).
Pour tous renseignents contacter Clément Flouroux au 06.33.70.12.40 ou par mail :
ocbiaquitania@free.fr .
Un petit film est à votre disposition sur le site: http//ocbiaquitania.free.fr/, il s'appelle: « j'apprends
avec deux langues »
ocbiaquitania@free.fr .
Un petit film est à votre disposition sur le site: http//ocbiaquitania.free.fr/, il s'appelle: « j'apprends
avec deux langues »
mercredi 31 octobre 2012
Pas de refondation de l'école sans les RASED !
Alors même qu'il se donne pour objectif « la réussite pour tous », le rapport présenté à l'issue de la concertation pour la refondation de l'école ne dit pas un mot sur les RASED.
Pourtant, de nombreux intervenants (organisations syndicales, associations professionnelles, associations de parents...) ont insisté, lors des débats, sur la nécessité de rétablir ces dispositifs d'aides spécialisées capables de prévenir, identifier les difficultés scolaires et y remédier.
Plusieurs rapports et enquêtes ont même souligné, ces dernières années, l'incohérence de l'action publique affirmant lutter contre l'échec scolaire tout en détruisant un nombre massif de postes, et remettant en cause l'action des professionnels et le travail des Réseaux.
A cette rentrée 2012/2013, ce sont ainsi plus de 250 000 élèves en difficulté qui ne peuvent plus bénéficier d’une aide spécialisée adaptée Pour les organisations et associations du Collectif National RASED, il est donc urgent de rétablir sur tout le territoire des réseaux d’enseignants spécialisés spécifiquement formés et de psychologues scolaires permettant de répondre aux besoins des élèves.
Lors du lancement de la phase de négociations, les organisations syndicales ont interpellé le ministre de l'Education Nationale sur ce silence concernant les RASED et les dispositifs de prise en charge des élèves en difficulté. Ce dernier a indiqué avoir demandé un rapport sur ce sujet à l'Inspection Générale. La communauté éducative ne peut que s'inquiéter de voir les réponses à ses attentes encore une fois différées. Elle demande que les questions du devenir des aides spécialisées et de la psychologie à l'école fassent l'objet d'un cadre de négociation identifié, associant tous les acteurs concernés.
La place des aides spécialisées et des psychologues de l'Éducation nationale doit être réaffirmée dans la loi à venir. Les organisations et associations du Collectif National RASED demandent à être reçues en audience par le ministre.
Pourtant, de nombreux intervenants (organisations syndicales, associations professionnelles, associations de parents...) ont insisté, lors des débats, sur la nécessité de rétablir ces dispositifs d'aides spécialisées capables de prévenir, identifier les difficultés scolaires et y remédier.
Plusieurs rapports et enquêtes ont même souligné, ces dernières années, l'incohérence de l'action publique affirmant lutter contre l'échec scolaire tout en détruisant un nombre massif de postes, et remettant en cause l'action des professionnels et le travail des Réseaux.
A cette rentrée 2012/2013, ce sont ainsi plus de 250 000 élèves en difficulté qui ne peuvent plus bénéficier d’une aide spécialisée adaptée Pour les organisations et associations du Collectif National RASED, il est donc urgent de rétablir sur tout le territoire des réseaux d’enseignants spécialisés spécifiquement formés et de psychologues scolaires permettant de répondre aux besoins des élèves.
Lors du lancement de la phase de négociations, les organisations syndicales ont interpellé le ministre de l'Education Nationale sur ce silence concernant les RASED et les dispositifs de prise en charge des élèves en difficulté. Ce dernier a indiqué avoir demandé un rapport sur ce sujet à l'Inspection Générale. La communauté éducative ne peut que s'inquiéter de voir les réponses à ses attentes encore une fois différées. Elle demande que les questions du devenir des aides spécialisées et de la psychologie à l'école fassent l'objet d'un cadre de négociation identifié, associant tous les acteurs concernés.
La place des aides spécialisées et des psychologues de l'Éducation nationale doit être réaffirmée dans la loi à venir. Les organisations et associations du Collectif National RASED demandent à être reçues en audience par le ministre.
jeudi 25 octobre 2012
Vivre mieux à l'école pour bien apprendre
La FCPE a été reçue vendredi 19 octobre au matin par Vincent Peillon, ministre de l’Education nationale, dans le cadre de la consultation sur la préparation de la loi d’orientation et de programmation. Le ministre a également reçu dans le courant de la semaine dernière en réunion multilatérale les organisations syndicales, les associations de collectivités territoriales, le CAPE (Collectif des associations partenaires de l’Ecole), les représentants des établissements privés et les organisations lycéennes. La réunion à laquelle nous étions conviés aurait dû se tenir en multilatérale avec la PEEP (il est à noter que Vincent Peillon a heureusement rompu avec l’habitude de ses prédécesseurs de recevoir également l’UNAAPE) mais ses représentants n’étaient pas présents. Nous n’avons, bien entendu, pas encore le projet de loi à cette heure.
En préambule, le ministre a indiqué que la question des temps éducatifs ne figurerait a priori pas dans la loi puisque le nombre annuel de semaines de classe, fixé par la loi de 89 dite loi « Jospin », ne serait pas modifié. Il a également indiqué que la concertation n’ayant pas permis de dégager des éléments de consensus suffisants, la refondation du collège et du lycée serait traitée dans un deuxième temps, avec des discussions qui reprendront dès le début 2013. Pour le lycée notamment, une réforme structurelle doit être réfléchie pour régler le problème de la hiérarchie entre les trois voies (et entre les séries au sein de la voie générale).
Le ministre a annoncé qu’un agenda social sera établi, auquel les fédérations de parents seront associées. Il a enfin confirmé que la loi devrait être écrite pour la fin du mois d’octobre, qu’une discussion interministérielle a débuté en parallèle. Une fois rédigée, la loi devra passer notamment devant le conseil constitutionnel avant d’être présentée en conseil des ministres vers la mi-décembre et inscrite au calendrier parlementaire pour début janvier. Les consultations et négociations vont se poursuivre tout au long de cette semaine, où nous devrions être reçus une nouvelle fois.
Pour ce qui est du contenu, nous avons rappelé que le rapport de la concertation sur la refondation de l’Ecole a affirmé : « La refondation sera pédagogique ou ne sera pas ». Remise en cause du « triptyque » notes/devoirs/redoublement, transformation de la relation pédagogique en classe, formation professionnelle initiale et continue des enseignants, nous avons demandé que tous ces éléments figurent dans la loi pour que l’Ecole assure enfin la réussite de tous. Le ministre a assuré que la transformation pédagogique faisait partie des acquis de la concertation et rappelé qu’elle se retrouvait dans les arbitrages du Président de la République qui s’était engagé sur le contenu pédagogique de la refondation. En ce qui concerne la formation des enseignants, la FCPE a rappelé sa demande d’une formation initiale plus longue que ce qui existait avant la suppression des IUFM et que la formation continue soit obligatoire. Le ministre partant sur l’hypothèse d’un recrutement en fin de première année de master (M1), avec un statut de professeurs-stagiaires pour la deuxième année de master, la FCPE a soutenu, elle, le principe d’une entrée sur examen à la fin de la licence (L3) dans les Écoles supérieures du professorat et de l’éducation (ESPE), débouchant sur une formation professionnelle en deux ans, en l’alternance et avec simultanément des contenus académiques et professionnels, avec un concours de recrutement à la clef (en fin de master ou M2). Les élèves-professeurs pourraient se voir attribuer une allocation d’études pour les aider à financer leurs deux années.
Le ministre a bien rappelé la vocation des futures ESPE à former aussi bien les enseignants que les autres personnels éducatifs, dans et hors Education nationale (animateurs sportifs, directeurs de centres de loisirs, par exemple), mais il envisage d’y parvenir en plusieurs temps, sur la mandature. Le concours qu’il envisage en M1 comprendra une partie professionnalisante et des éléments disciplinaires. Tous les niveaux d’enseignement seront formés dans les ESPE. Le master sera un master professionnel et non recherche, même si la formation comprendra des éléments concernant l’innovation et la recherche. Concernant les rythmes, manifestement, aujourd’hui, le choix du ministre est conditionné par des tensions contradictoires. Il y a l’intérêt de l’enfant, qui commande de limiter le temps scolaire à 5 heures par jour et d’étaler sur la semaine et l’année. Donc de supprimer deux semaines de vacances l’été pour ne pas faire perdre d’heures de classe aux élèves. Il y a l’intérêt des enseignants, qui ne veulent pas travailler plus de jours sans compensation même à nombre d’heures annuel inchangé. Il y a les intérêts des collectivités, qui ont peur de devoir payer pour le temps que l’Education nationale n’assurera plus. Et il y a les intérêts de l’industrie du tourisme qui ne veut pas que la durée annuelle des vacances diminue et leurs bénéfices avec.Nous avons continué à faire valoir l’intérêt supérieur des enfants et la nécessité d’organiser les temps éducatifs et scolaire en fonction d’eux et d’eux seulement et rappelé inlassablement les engagements de François Hollande, candidat à l’élection présidentielle, dans ses réponses à la FCPE et à la JPA : pas de réduction du temps de classe global, allongement de l’année scolaire et semaine de 4 jours et demi.
Nous avons défendu une organisation de la journée scolaire avec un temps d’accueil le matin et une pause méridienne allongée avec des activités périscolaire articulées aux activités scolaires. Nous avons souligné qu’au-delà de l’allongement de l’année scolaire sur plus de 36 semaines, il conviendrait déjà de faire respecter ces 36 semaines aujourd’hui dues aux élèves mais très rarement respectées par le calendrier scolaire qui en compte plutôt 35…
Nous sommes également revenus sur nos exigences dans le second degré : pas plus de 6 heures par jour, une pause méridienne de 90 minutes minimum, ce point relevant exclusivement de l’Education nationale et de son organisation interne, sans incidence sur le temps de travail des personnels.
Nous avons également souligné la nécessité de concentrer les efforts sur la scolarité commune obligatoire pour assurer continuité et cohérence jusqu’à l’acquisition par tous les élèves du socle commun rebaptisé « de connaissances, de compétences et de culture ». Pour assurer cette cohérence, nous avons de nouveau plaidé pour la création d’une structure de coordination pédagogique et de coopération entre école primaire et collège. Le ministre a indiqué que la loi contiendra des éléments pour favoriser et même organiser la liaison CM2/6ème et qu’elle encouragera l’expérimentation de réseaux écoles/collège autour de l’acquisition du socle commun, avec de possibles échanges de services entre enseignants et des réunions de concertation.
A très vite pour de nouvelles informations !
Jean-Jacques HAZAN,
Président
En préambule, le ministre a indiqué que la question des temps éducatifs ne figurerait a priori pas dans la loi puisque le nombre annuel de semaines de classe, fixé par la loi de 89 dite loi « Jospin », ne serait pas modifié. Il a également indiqué que la concertation n’ayant pas permis de dégager des éléments de consensus suffisants, la refondation du collège et du lycée serait traitée dans un deuxième temps, avec des discussions qui reprendront dès le début 2013. Pour le lycée notamment, une réforme structurelle doit être réfléchie pour régler le problème de la hiérarchie entre les trois voies (et entre les séries au sein de la voie générale).
Le ministre a annoncé qu’un agenda social sera établi, auquel les fédérations de parents seront associées. Il a enfin confirmé que la loi devrait être écrite pour la fin du mois d’octobre, qu’une discussion interministérielle a débuté en parallèle. Une fois rédigée, la loi devra passer notamment devant le conseil constitutionnel avant d’être présentée en conseil des ministres vers la mi-décembre et inscrite au calendrier parlementaire pour début janvier. Les consultations et négociations vont se poursuivre tout au long de cette semaine, où nous devrions être reçus une nouvelle fois.
Pour ce qui est du contenu, nous avons rappelé que le rapport de la concertation sur la refondation de l’Ecole a affirmé : « La refondation sera pédagogique ou ne sera pas ». Remise en cause du « triptyque » notes/devoirs/redoublement, transformation de la relation pédagogique en classe, formation professionnelle initiale et continue des enseignants, nous avons demandé que tous ces éléments figurent dans la loi pour que l’Ecole assure enfin la réussite de tous. Le ministre a assuré que la transformation pédagogique faisait partie des acquis de la concertation et rappelé qu’elle se retrouvait dans les arbitrages du Président de la République qui s’était engagé sur le contenu pédagogique de la refondation. En ce qui concerne la formation des enseignants, la FCPE a rappelé sa demande d’une formation initiale plus longue que ce qui existait avant la suppression des IUFM et que la formation continue soit obligatoire. Le ministre partant sur l’hypothèse d’un recrutement en fin de première année de master (M1), avec un statut de professeurs-stagiaires pour la deuxième année de master, la FCPE a soutenu, elle, le principe d’une entrée sur examen à la fin de la licence (L3) dans les Écoles supérieures du professorat et de l’éducation (ESPE), débouchant sur une formation professionnelle en deux ans, en l’alternance et avec simultanément des contenus académiques et professionnels, avec un concours de recrutement à la clef (en fin de master ou M2). Les élèves-professeurs pourraient se voir attribuer une allocation d’études pour les aider à financer leurs deux années.
Le ministre a bien rappelé la vocation des futures ESPE à former aussi bien les enseignants que les autres personnels éducatifs, dans et hors Education nationale (animateurs sportifs, directeurs de centres de loisirs, par exemple), mais il envisage d’y parvenir en plusieurs temps, sur la mandature. Le concours qu’il envisage en M1 comprendra une partie professionnalisante et des éléments disciplinaires. Tous les niveaux d’enseignement seront formés dans les ESPE. Le master sera un master professionnel et non recherche, même si la formation comprendra des éléments concernant l’innovation et la recherche. Concernant les rythmes, manifestement, aujourd’hui, le choix du ministre est conditionné par des tensions contradictoires. Il y a l’intérêt de l’enfant, qui commande de limiter le temps scolaire à 5 heures par jour et d’étaler sur la semaine et l’année. Donc de supprimer deux semaines de vacances l’été pour ne pas faire perdre d’heures de classe aux élèves. Il y a l’intérêt des enseignants, qui ne veulent pas travailler plus de jours sans compensation même à nombre d’heures annuel inchangé. Il y a les intérêts des collectivités, qui ont peur de devoir payer pour le temps que l’Education nationale n’assurera plus. Et il y a les intérêts de l’industrie du tourisme qui ne veut pas que la durée annuelle des vacances diminue et leurs bénéfices avec.Nous avons continué à faire valoir l’intérêt supérieur des enfants et la nécessité d’organiser les temps éducatifs et scolaire en fonction d’eux et d’eux seulement et rappelé inlassablement les engagements de François Hollande, candidat à l’élection présidentielle, dans ses réponses à la FCPE et à la JPA : pas de réduction du temps de classe global, allongement de l’année scolaire et semaine de 4 jours et demi.
Nous avons défendu une organisation de la journée scolaire avec un temps d’accueil le matin et une pause méridienne allongée avec des activités périscolaire articulées aux activités scolaires. Nous avons souligné qu’au-delà de l’allongement de l’année scolaire sur plus de 36 semaines, il conviendrait déjà de faire respecter ces 36 semaines aujourd’hui dues aux élèves mais très rarement respectées par le calendrier scolaire qui en compte plutôt 35…
Nous sommes également revenus sur nos exigences dans le second degré : pas plus de 6 heures par jour, une pause méridienne de 90 minutes minimum, ce point relevant exclusivement de l’Education nationale et de son organisation interne, sans incidence sur le temps de travail des personnels.
Nous avons également souligné la nécessité de concentrer les efforts sur la scolarité commune obligatoire pour assurer continuité et cohérence jusqu’à l’acquisition par tous les élèves du socle commun rebaptisé « de connaissances, de compétences et de culture ». Pour assurer cette cohérence, nous avons de nouveau plaidé pour la création d’une structure de coordination pédagogique et de coopération entre école primaire et collège. Le ministre a indiqué que la loi contiendra des éléments pour favoriser et même organiser la liaison CM2/6ème et qu’elle encouragera l’expérimentation de réseaux écoles/collège autour de l’acquisition du socle commun, avec de possibles échanges de services entre enseignants et des réunions de concertation.
A très vite pour de nouvelles informations !
Jean-Jacques HAZAN,
Président
lundi 15 octobre 2012
Résultats élections
- Élémentaire Jean Jaurès
Inscrits : 518
Votants : 295
Nuls : 24
Exprimés : 271
Parole d'écoliers : 132
FCPE : 139
6 sièges pour chacune des listes
Les 12 premiers de la liste sont élus (6 titulaires, 6 suppléants) - Maternelle Jean-jaurès
87 exprimés
69 fcpe - Maternelle La Fontaine
Exprimés : 98
Nuls : 5
FCPE : 43
Parole d'écoliers : 50
2 sièges pour paroles d'écoliers 1 pour la fcpe
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