vendredi 10 février 2012

Remplacements : Monsieur le ministre, assumez votre rôle au lieu de polémiquer !


ecole_fermee

En réponse aux chiffres concernant les cours non assurés signalés sur son site « ouyapacours » et publiés hier par la FCPE, le ministre a indiqué que seules 0.05% des demi-journées n’ont pas été remplacées.

Il y aurait donc seulement une demi-journée d’absence non remplacée sur 30 collèges par mois! Ce chiffre risque d’en faire rire plus d’un !
La FCPE publie les chiffres des réclamations effectuées sur ouyapacours. Elle n’a pas vocation à recenser les manques de manière exhaustive. Ces chiffres ne sauraient donc faire l’objet de raccourcis farfelus de la part du ministre. Les indicateurs à notre disposition nous permettent d’analyser une dégradation de la situation. La manipulation des chiffres faite par le ministre n’est pas digne de la responsabilité qui lui incombe en matière de remplacement des enseignants.
La FCPE tient à rappeler au ministre l’obligation qui lui est faite : « La mission d'intérêt général d'enseignement qui lui est confiée impose au ministre de l'Education nationale l'obligation légale d'assurer l'enseignement de toutes les matières obligatoires inscrites aux programmes d'enseignement tels qu'ils sont définis par les dispositions législatives et réglementaires en vigueur selon les horaires réglementairement prescrits […] Le manque de crédits budgétaires allégué par le ministre de l'Education nationale ne saurait, en tout état de cause, exonérer l'Etat de la responsabilité qui lui incombe. » (arrêt du Conseil d’Etat 64076, du 27/01/1988)
La FCPE met le ministre au défi de publier les chiffres réels du non remplacement des enseignants depuis le début de l’année scolaire. Elle lui demande les raisons pour lesquelles n’a pas été publié le rapport Dellacassagrande qui indiquait en 2009 que deux millions d’heures de cours étaient perdues par an. Elle est également curieuse de savoir si ces chiffres sont encore d’actualité au regard des suppressions massives de postes de remplaçants dans le 1er comme dans le second degrés ces dernières années.
Monsieur le ministre, assumez votre rôle en assurant tous les cours aux élèves et faites preuve de transparence quant aux études menées sur le remplacement des enseignants par votre propre ministère.

mercredi 8 février 2012

Ecole abandonnée, élèves sacrifiés !

Fédération des Conseils de  Parents d’Elèves.
A.P.E. Jaurès – La Fontaine.

« A partir de la rentrée 2012, plus de 250 000 élèves par an n’auront plus d’aides spécialisées.

La nouvelle carte scolaire révèle un véritable abandon du service public d’éducation.

L’école tout entière est touchée :
suppression des RASED,
augmentation des effectifs par classe,
dégradation des formations initiales et continues des maîtres,
diminution des postes de remplaçants,
abandon de la scolarisation des moins de 3 ans,
conditions dégradées de scolarisation pour les élèves en situation de handicap.
Le gouvernement dit vouloir « mettre le paquet » sur l’école primaire, mais pour lui, le paquet, c’est supprimer les enseignants spécialisés en RASED ! Dispositif déjà largement attaqué en 2008. Dans ces conditions, comment prendre en charge les élèves en grande difficulté dès l’école primaire ?
Attaquer les RASED, c’est laisser les enfants s’enfoncer dans l’échec scolaire, la violence ou l’exclusion. La difficulté scolaire est complexe et multiforme. L’école à besoin de professionnel spécialisé ».

En Gironde, ce sont
90 postes de RASED supprimés dans les Ecoles
100 postes au moins dans le second degré
Et….. 1200 élèves de plus
!!!!!!!

L’Aide personnalisée ne remplacera jamais les aides spécialisées !

L’aide personnalisée s’adresse prioritairement à des élèves qui ont besoin d’un soutien ponctuel en dehors du temps de classe. Cette aide est dispensée par les enseignants. Elle peut être efficace pour 1 enfant en difficulté sur 5.

Les Aides Spécialisées concernent les élèves qui rencontrent des difficultés durables, liées à des difficultés d’apprentissages ou d’adaptation aux attentes scolaires, que l’enseignant ne peut résoudre en classe. Elles sont dispensées par des enseignants spécialisées, qui ont reçu une formation complémentaire. Elles sont adaptées à 4 enfants en difficulté sur 5.

Défendons ensemble le service public d’éducation pour la réussite
de tous les élèves et exigeons un autre budget pour l’école.

MANIFESTATION SAMEDI 11 FEVRIER
10H 30 PLACE DE LA COMEDIE BORDEAUX
Extrait d’un texte rédigé par le collectif RASED : les associations (AFPEN, AGSAS, FCPE, FNAME, FNAREN), les syndicats enseignants.

mardi 7 février 2012

Défendons ensemble le service public d’éducation pour la réussite de tous les élèves Manifestation SAMEDI 11 FEVRIER 10H30 PLACE DE LA COMEDIE BORDEAUX

Budget 2012 pour l’Ecole : Encore 14 000 postes en moins dans les établissements !
Pourtant… Un pays qui croit en l’avenir est un pays qui investit dans l’éducation!

Depuis de trop nombreuses années, la part de ses richesses que la France consacre à l’éducation ne cesse de baisser. Tout est bon pour faire des économies … sur le dos des élèves.

Ce qui est prévu pour la rentrée 2012 c’est :
· des classes encore plus chargées
· la fin de la scolarisation des moins de 3 ans
· La fin de la prise en charge des élèves les plus en difficultés par des enseignants formés
· la fermeture des petits établissements de proximité
· la réduction du nombre d’assistants d’éducation
· la réduction des crédits pédagogiques, des fonds sociaux.

En Gironde, ce sont :
90 postes de RASED supprimés dans les Ecoles
100 postes au moins dans le second degré
Et….. 1200 élèves de plus !!!!!!!
Le gouvernement s’est déjà attaqué aux fondements avec:
La fin de la formation professionnelle des enseignants et des conseillers principaux d’éducation.
Le gouvernement dit vouloir « mettre le paquet » sur l’école primaire, mais pour lui, le paquet, c’est supprimer 90 enseignants spécialisés en RASED ! Dans ces conditions, comment prendre en charge les élèves en grande difficulté dès l’école primaire ?
- C’est l’aggravation du remplacement : les enseignants remplacés par des précaires non formés.
- Comment éviter que tous ces jeunes sortent du système éducatif sans qualification ? Comment accueillir 700 élèves supplémentaires en collège avec autant de postes en moins ? Comment le lycée, devenu selon Le Monde « le principal gisement d’économies », pourra- t-il amener correctement les élèves au bac ?
- Comment tout simplement faire fonctionner notre école, notre collège, notre lycée ? En particulier les lycées professionnels où l’offre de formation est réduite de façon drastique.




lundi 6 février 2012

La poursuite du démantèlement des RASED pour la rentrée 2012 semble des plus probables.

Bonjour,

Suite à notre dernier mail vous informant de la suppression des 3 000 postes de RASED sur les 5 700 postes de primaires à la rentrée prochaine, vous trouverez ci-joint la pétition.  

 Faites la circuler dès maintenant, nous devons montrer la grande implication des parents, afin d'être entendu, car comment lutter contre l'échec scolaire sans RASED ?  

Chaque suppression de poste dans l'enseignement est un drame pour nos enfants.   Vos pétitions remplies devront être renvoyées au CDPE.

La poursuite du démantèlement des RASED pour la rentrée 2012 semble des plus probables.

En 2008, 3500 postes de RASED furent supprimés. Sur les 5 700 postes qui disparaitraient dans le primaire à la rentrée prochaine, il y aurait 3000 postes de RASED inclus.

Ce dispositif est indispensable pour les enfants en difficultés. La FCPE s'interroge, comment lutter contre l'échec scolaire sans RASED et sans enseignants. Cette situation est inacceptable.
Chaque suppression de postes dans l'enseignement est un drame pour l'avenir de nos enfants.
La FCPE fidèle à ses engagements ne restera pas inactive face à ce dénie de l'état.


vendredi 3 février 2012

90 enseignants spécialisés en moins dans les écoles Les enseignants redoutent la disparition des Rased à la rentrée. La protestation s'organise.

Article Sud Ouest du 3 février

Nuits des écoles un peu partout ce soir, manif le 11 février avec les parents, grève le 13 lors de la réunion du comité
technique qui fixe les contours de la carte scolaire pour la rentrée 2012…  
Elles concernent surtout les Rased, ces réseaux d'aide spécialisée (voir ci-dessous) déjà touchés, en 2009 par la disparition de quelque 80 postes de rééducateurs. Cette fois, ce sont leurs collègues « E » qui sont sur la sellette.
L'Académie doit en effet « rendre » 135 postes d'enseignants du premier degré, dont 20 en Gironde. « Or le département subit une nouvelle poussée démographique. Environ 1 125 élèves supplémentaires sont attendus à la rentrée de septembre », expose l'inspecteur d'Académie, André Mercier. « La feuille de route fixée pour la Gironde, c'est d'ouvrir 71 classes. Il faut donc libérer 91 postes. Or les équipes de remplaçants sont déjà un peu justes. Reste donc les maîtres E, les plus nombreux. Il faut que j'arrive à en supprimer un peu moins de 90. »
Affaire de spécialistes
Le collectif départemental de défense des Rased, qui réunit syndicats d'enseignants et parents d'élèves était reçu en audience hier matin et tenait une assemblée générale hier soir. Pas vraiment rassuré, même si l'inspecteur d'Académie s'est engagé à conserver « des réseaux les plus complets possible, même en configuration réduite, sur tout le territoire, et pas seulement dans les zones d'éducation prioritaire. » Membre du collectif et « maîtresse E » particulièrement concernée, Agnès Dumand ne décolère pas : « Les maîtres E ne seront plus que 34, pour 54 maîtres G et 54 psychologues. À se demander comment on va pouvoir faire des réseaux complets ! En tout, la moitié des postes de ce dispositif auront disparu en trois ans. Les enfants en grande difficulté ne pourront pas tous être pris en charge. »
Et pas question, pour les enseignants spécialisés de renvoyer les enfants concernés à l'aide personnalisée proposée par les maîtres « ordinaires » à raison de deux heures hebdomadaires de travail en petits groupes. L'intersyndicale a d'ailleurs décidé de banaliser ces séances cette semaine. « Ça n'a rien à voir. L'aide personnalisée peut résoudre des difficultés passagères. Mais, dans certains cas, c'est plus complexe et donc affaire de spécialistes », soutient Agnès Dumand.


jeudi 2 février 2012

La FCPE agit pour faire avancer la gratuité à l’Ecole !

La FCPE souscrit pleinement aux recommandations formulées par le Défenseur des droits quant à l’application du principe républicain de la gratuité de l’éducation pour tous, à la suite d’une interpellation de parents d’élèves.

Dans sa recommandation, le Défenseur des droits préconise la gratuité de l’inscription et de l’enseignement dispensé par le CNED aux élèves de plus de 16 ans en situation de handicap qui ne peuvent pas se rendre dans les établissements publics locaux d’enseignement.

La gratuité du service public d’éducation doit être garantie à tous, y compris à ceux qui ont dépassé l’âge de la scolarité obligatoire. Ainsi, tout élève qui ne pourrait pas se rendre dans un établissement d’enseignement doit pouvoir se voir dispenser une formation gratuitement par le CNED. Par ailleurs, cette recommandation pose le problème plus global de la gratuité de l’Ecole après l’âge de 16 ans.

Au-delà, la FCPE demande à l’Etat de veiller à une réelle gratuité de l’Ecole, ce qui englobe le matériel pédagogique (fournitures, livres et équipement) et le transport. L’égalité de tous sur tout le territoire doit être garantie par une péréquation des moyens.

La gratuité de l’Ecole publique fait partie des éléments sur lesquels la FCPE interpelle les candidats à l’élection présidentielle, notamment lors de l’événement qu’elle organise le 17 mars à Paris.

La FCPE réaffirme son attachement à la gratuité de l’Ecole républicaine, condition nécessaire à l’égalité d’accès à l’éducation.

Interpellation des candidats à l’élection présidentielle 2012

Vers une orientation choisie
L’orientation scolaire des élèves, trop souvent liée au genre, au milieu social, au niveau de connaissance du système scolaire de la famille plutôt qu’au choix de l’élève, est source de discrimination. L’orientation par l’échec aboutit à l’exclusion et à la sortie du système éducatif sans aucune qualification d’un trop grand nombre de jeunes. Il faut lui substituer une orientation choisie correspondant au projet de l’élève.
La FCPE affirme que les jeunes sont en capacité de s’exprimer. Ce droit doit être respecté. Leur avis doit être sollicité et pris en compte. Ainsi les jeunes doivent‐ils être associés aux décisions qui les concernent, en particulier sur leur projet personnel de formation. Car, in fine, c’est à eux avec leurs parents que ce choix appartient.
L’orientation doit être comprise et mise en oeuvre comme un processus continu qui inscrit dans la durée le suivi de chaque élève dans ses choix, ses changements de parcours, ses difficultés, ses aspirations. Le collège unique n’est pas le collège de l’uniformité, il est le lieu où tous les jeunes apprennent ensemble ce qui leur est indispensable pour construire leur parcours et leur vie.
Parce qu’il n’est pas acceptable de proposer systématiquement à un élève décrocheur la voie professionnelle par défaut, il faut mettre en place dès le collège un encadrement scolaire spécifique à durée indéterminée, pour lui permettre de reprendre à son rythme un cursus correspondant à son choix. Après le collège, intervient la diversification des parcours pour chaque élève après la construction progressive son projet de formation. Ce projet passe par l’identification des aspirations personnelles avant de passer par un choix de métier. Cette diversification obéit à des choix personnels et non à une volonté de séparation et de sélection élitistes, elle doit prendre en compte le handicap. Elle se distingue ainsi d’une orientation par défaut qui maintient une hiérarchie de dignité entre les différentes voies de formation et empêche la démocratisation de la réussite de tous les jeunes.

Propositions
  • Respecter le choix des élèves et l’avis de leurs familles en matière d’orientation, choix qui ne peut intervenir qu’après une information de qualité sur les métiers, les branches professionnelles et les voies de formation.
  • Mettre en place une éducation à l’orientation tout au long du collège pour tous les élèves, avec des temps de découverte des métiers et des voies de formation. La formation à l’orientation n’est pas un cours mais un temps d’échange et de rencontre.
  • Créer un véritable service public de l’information et de l’orientation.
  • Dispenser à tous les enseignants une information sur les enjeux de l’orientation.
  • Créer des lycées polyvalents, lieux uniques réunissant tous les types de parcours permettant d’accéder au baccalauréat, avec de réelles passerelles favorisant le passage d’une voie à l’autre,
Adapter l’Ecole aux rythmes des enfants et des jeunes
L’organisation du temps scolaire aujourd’hui n’est pas adaptée aux rythmes et aux besoins des enfants et des jeunes. La question des « rythmes scolaires » s’inscrit dans le cadre plus global de l’aménagement des temps de vie des enfants et interagit avec l’ensemble des rythmes sociaux. Pour autant, cela ne saurait nous conduire à oublier les premiers concernés : les élèves.
Nous devons considérer le réaménagement du temps scolaire dans le contexte d’une éducation globale, sans dissocier les temps scolaires des temps périscolaires, extrascolaires et familiaux. Il faut également tenir compte de l’âge des enfants et des jeunes pour toute réorganisation des temps.
Propositions
Sur l’organisation de la journée
  • Raccourcir le temps de travail quotidien des élèves et y inclure le temps de travail personnel et les aides éventuelles.
  • Garantir à tous une pause méridienne de 90 minutes.
  • Aménager le travail de la journée scolaire en tenant compte des temps forts et des temps faibles de vigilance.
Sur l’organisation de l’année
  • Alterner sept semaines de classe avec deux semaines de vacances tout au long de l’année.
  • Accorder deux semaines de vacances à l’automne.
  • Réduire la durée des vacances d’été.
Sur l’organisation de la semaine
  • En primaire, organiser la semaine de classe sur au moins cinq jours équitablement équilibrés.
  • Dans le secondaire, ne pas excéder 35 h de temps scolaire hebdomadaire. Ce temps de travail doit couvrir l’ensemble des activités scolaires (préparation, recherche, travaux personnels, études…).
Gratuité : aller plus loin
Bien que le principe de gratuité de l’Ecole soit affirmé dans la Constitution, la scolarité à l’Ecole publique coûte de l’argent dans notre pays. Voyages scolaires, restauration, internat, fournitures scolaires, manuels scolaires, matériel sportif, scientifique ou professionnel... Rien de cela n’est pris en compte dans l’attribution des bourses scolaires, qui restent d’un montant dérisoire bien que complétées avec parcimonie notamment par les collectivités locales.
Il incombe à l’Etat de veiller à une réelle gratuité de l’enseignement. L’illisibilité de la répartition de certaines charges entre Etat et collectivités a fait dériver les coûts pour les familles et remis en cause la gratuité, chacun renvoyant à l’autre. Les familles se retrouvent ainsi à financer des manuels scolaires ou le transport, pourtant strictement indispensables à la scolarisation. La FCPE demande donc une redéfinition de la répartition des charges entre l’Etat et les collectivités territoriales.
En outre, le coût global de la scolarité à la charge des familles est extrêmement variable selon le lieu où elles vivent, créant ainsi de profondes inégalités territoriales. Ainsi, en primaire, la dotation par élèves varie de 1 à 10 selon les communes. Certaines ne fournissent même pas tous les livres scolaires, là où d’autres donnent tout. Au lycée, le fait que l’Etat ne remplisse pas son rôle fait que les parents ressentent les effets de politiques régionales extrêmement variables en matière de financement des manuels scolaires et d’équipement des lycéens professionnels.
Le système de péréquation existant ne permet pas de rééquilibrer ces disparités.
L’Etat doit garantir :
  • La gratuité de l’Ecole, ce qui englobe le matériel pédagogique (fournitures, livres et équipement) et le transport, avec une péréquation des moyens pour garantir l’égalité sur tout le territoire.
  • Des tarifs dégressifs selon un barème national, basés sur les ressources réelles des familles, pour les services périscolaires, la restauration, la garderie, afin d’assurer l’accès de tous dès lors qu’ils ne sont pas gratuits.
  • Des bourses nationales, calculées selon les revenus des parents, pour l'accès à des services privés (déplacements, librairies, services culturels, activités sportives, etc.), nécessaires pour combler les différences d'origine sociale et ainsi faire réussir tous les élèves.
  • Le droit aux vacances et aux loisirs pour tous les enfants et jeunes, à travers une loi favorisant les loisirs éducatifs et collectifs.