La FCPE souscrit pleinement aux recommandations formulées par le Défenseur des droits quant à l’application du principe républicain de la gratuité de l’éducation pour tous, à la suite d’une interpellation de parents d’élèves.
Dans sa recommandation, le Défenseur des droits préconise la gratuité de l’inscription et de l’enseignement dispensé par le CNED aux élèves de plus de 16 ans en situation de handicap qui ne peuvent pas se rendre dans les établissements publics locaux d’enseignement.
La gratuité du service public d’éducation doit être garantie à tous, y compris à ceux qui ont dépassé l’âge de la scolarité obligatoire. Ainsi, tout élève qui ne pourrait pas se rendre dans un établissement d’enseignement doit pouvoir se voir dispenser une formation gratuitement par le CNED. Par ailleurs, cette recommandation pose le problème plus global de la gratuité de l’Ecole après l’âge de 16 ans.
Au-delà, la FCPE demande à l’Etat de veiller à une réelle gratuité de l’Ecole, ce qui englobe le matériel pédagogique (fournitures, livres et équipement) et le transport. L’égalité de tous sur tout le territoire doit être garantie par une péréquation des moyens.
La gratuité de l’Ecole publique fait partie des éléments sur lesquels la FCPE interpelle les candidats à l’élection présidentielle, notamment lors de l’événement qu’elle organise le 17 mars à Paris.
La FCPE réaffirme son attachement à la gratuité de l’Ecole républicaine, condition nécessaire à l’égalité d’accès à l’éducation.
jeudi 2 février 2012
Interpellation des candidats à l’élection présidentielle 2012
Vers une orientation choisie
L’orientation scolaire des élèves, trop souvent liée au genre, au milieu social, au niveau de connaissance du système scolaire de la famille plutôt qu’au choix de l’élève, est source de discrimination. L’orientation par l’échec aboutit à l’exclusion et à la sortie du système éducatif sans aucune qualification d’un trop grand nombre de jeunes. Il faut lui substituer une orientation choisie correspondant au projet de l’élève.
La FCPE affirme que les jeunes sont en capacité de s’exprimer. Ce droit doit être respecté. Leur avis doit être sollicité et pris en compte. Ainsi les jeunes doivent‐ils être associés aux décisions qui les concernent, en particulier sur leur projet personnel de formation. Car, in fine, c’est à eux avec leurs parents que ce choix appartient.
L’orientation doit être comprise et mise en oeuvre comme un processus continu qui inscrit dans la durée le suivi de chaque élève dans ses choix, ses changements de parcours, ses difficultés, ses aspirations. Le collège unique n’est pas le collège de l’uniformité, il est le lieu où tous les jeunes apprennent ensemble ce qui leur est indispensable pour construire leur parcours et leur vie.
Parce qu’il n’est pas acceptable de proposer systématiquement à un élève décrocheur la voie professionnelle par défaut, il faut mettre en place dès le collège un encadrement scolaire spécifique à durée indéterminée, pour lui permettre de reprendre à son rythme un cursus correspondant à son choix. Après le collège, intervient la diversification des parcours pour chaque élève après la construction progressive son projet de formation. Ce projet passe par l’identification des aspirations personnelles avant de passer par un choix de métier. Cette diversification obéit à des choix personnels et non à une volonté de séparation et de sélection élitistes, elle doit prendre en compte le handicap. Elle se distingue ainsi d’une orientation par défaut qui maintient une hiérarchie de dignité entre les différentes voies de formation et empêche la démocratisation de la réussite de tous les jeunes.
Propositions
L’organisation du temps scolaire aujourd’hui n’est pas adaptée aux rythmes et aux besoins des enfants et des jeunes. La question des « rythmes scolaires » s’inscrit dans le cadre plus global de l’aménagement des temps de vie des enfants et interagit avec l’ensemble des rythmes sociaux. Pour autant, cela ne saurait nous conduire à oublier les premiers concernés : les élèves.
Nous devons considérer le réaménagement du temps scolaire dans le contexte d’une éducation globale, sans dissocier les temps scolaires des temps périscolaires, extrascolaires et familiaux. Il faut également tenir compte de l’âge des enfants et des jeunes pour toute réorganisation des temps.
Propositions
Sur l’organisation de la journée
Bien que le principe de gratuité de l’Ecole soit affirmé dans la Constitution, la scolarité à l’Ecole publique coûte de l’argent dans notre pays. Voyages scolaires, restauration, internat, fournitures scolaires, manuels scolaires, matériel sportif, scientifique ou professionnel... Rien de cela n’est pris en compte dans l’attribution des bourses scolaires, qui restent d’un montant dérisoire bien que complétées avec parcimonie notamment par les collectivités locales.
Il incombe à l’Etat de veiller à une réelle gratuité de l’enseignement. L’illisibilité de la répartition de certaines charges entre Etat et collectivités a fait dériver les coûts pour les familles et remis en cause la gratuité, chacun renvoyant à l’autre. Les familles se retrouvent ainsi à financer des manuels scolaires ou le transport, pourtant strictement indispensables à la scolarisation. La FCPE demande donc une redéfinition de la répartition des charges entre l’Etat et les collectivités territoriales.
En outre, le coût global de la scolarité à la charge des familles est extrêmement variable selon le lieu où elles vivent, créant ainsi de profondes inégalités territoriales. Ainsi, en primaire, la dotation par élèves varie de 1 à 10 selon les communes. Certaines ne fournissent même pas tous les livres scolaires, là où d’autres donnent tout. Au lycée, le fait que l’Etat ne remplisse pas son rôle fait que les parents ressentent les effets de politiques régionales extrêmement variables en matière de financement des manuels scolaires et d’équipement des lycéens professionnels.
Le système de péréquation existant ne permet pas de rééquilibrer ces disparités.
L’Etat doit garantir :
L’orientation scolaire des élèves, trop souvent liée au genre, au milieu social, au niveau de connaissance du système scolaire de la famille plutôt qu’au choix de l’élève, est source de discrimination. L’orientation par l’échec aboutit à l’exclusion et à la sortie du système éducatif sans aucune qualification d’un trop grand nombre de jeunes. Il faut lui substituer une orientation choisie correspondant au projet de l’élève.
La FCPE affirme que les jeunes sont en capacité de s’exprimer. Ce droit doit être respecté. Leur avis doit être sollicité et pris en compte. Ainsi les jeunes doivent‐ils être associés aux décisions qui les concernent, en particulier sur leur projet personnel de formation. Car, in fine, c’est à eux avec leurs parents que ce choix appartient.
L’orientation doit être comprise et mise en oeuvre comme un processus continu qui inscrit dans la durée le suivi de chaque élève dans ses choix, ses changements de parcours, ses difficultés, ses aspirations. Le collège unique n’est pas le collège de l’uniformité, il est le lieu où tous les jeunes apprennent ensemble ce qui leur est indispensable pour construire leur parcours et leur vie.
Parce qu’il n’est pas acceptable de proposer systématiquement à un élève décrocheur la voie professionnelle par défaut, il faut mettre en place dès le collège un encadrement scolaire spécifique à durée indéterminée, pour lui permettre de reprendre à son rythme un cursus correspondant à son choix. Après le collège, intervient la diversification des parcours pour chaque élève après la construction progressive son projet de formation. Ce projet passe par l’identification des aspirations personnelles avant de passer par un choix de métier. Cette diversification obéit à des choix personnels et non à une volonté de séparation et de sélection élitistes, elle doit prendre en compte le handicap. Elle se distingue ainsi d’une orientation par défaut qui maintient une hiérarchie de dignité entre les différentes voies de formation et empêche la démocratisation de la réussite de tous les jeunes.
Propositions
- Respecter le choix des élèves et l’avis de leurs familles en matière d’orientation, choix qui ne peut intervenir qu’après une information de qualité sur les métiers, les branches professionnelles et les voies de formation.
- Mettre en place une éducation à l’orientation tout au long du collège pour tous les élèves, avec des temps de découverte des métiers et des voies de formation. La formation à l’orientation n’est pas un cours mais un temps d’échange et de rencontre.
- Créer un véritable service public de l’information et de l’orientation.
- Dispenser à tous les enseignants une information sur les enjeux de l’orientation.
- Créer des lycées polyvalents, lieux uniques réunissant tous les types de parcours permettant d’accéder au baccalauréat, avec de réelles passerelles favorisant le passage d’une voie à l’autre,
L’organisation du temps scolaire aujourd’hui n’est pas adaptée aux rythmes et aux besoins des enfants et des jeunes. La question des « rythmes scolaires » s’inscrit dans le cadre plus global de l’aménagement des temps de vie des enfants et interagit avec l’ensemble des rythmes sociaux. Pour autant, cela ne saurait nous conduire à oublier les premiers concernés : les élèves.
Nous devons considérer le réaménagement du temps scolaire dans le contexte d’une éducation globale, sans dissocier les temps scolaires des temps périscolaires, extrascolaires et familiaux. Il faut également tenir compte de l’âge des enfants et des jeunes pour toute réorganisation des temps.
Propositions
Sur l’organisation de la journée
- Raccourcir le temps de travail quotidien des élèves et y inclure le temps de travail personnel et les aides éventuelles.
- Garantir à tous une pause méridienne de 90 minutes.
- Aménager le travail de la journée scolaire en tenant compte des temps forts et des temps faibles de vigilance.
- Alterner sept semaines de classe avec deux semaines de vacances tout au long de l’année.
- Accorder deux semaines de vacances à l’automne.
- Réduire la durée des vacances d’été.
- En primaire, organiser la semaine de classe sur au moins cinq jours équitablement équilibrés.
- Dans le secondaire, ne pas excéder 35 h de temps scolaire hebdomadaire. Ce temps de travail doit couvrir l’ensemble des activités scolaires (préparation, recherche, travaux personnels, études…).
Bien que le principe de gratuité de l’Ecole soit affirmé dans la Constitution, la scolarité à l’Ecole publique coûte de l’argent dans notre pays. Voyages scolaires, restauration, internat, fournitures scolaires, manuels scolaires, matériel sportif, scientifique ou professionnel... Rien de cela n’est pris en compte dans l’attribution des bourses scolaires, qui restent d’un montant dérisoire bien que complétées avec parcimonie notamment par les collectivités locales.
Il incombe à l’Etat de veiller à une réelle gratuité de l’enseignement. L’illisibilité de la répartition de certaines charges entre Etat et collectivités a fait dériver les coûts pour les familles et remis en cause la gratuité, chacun renvoyant à l’autre. Les familles se retrouvent ainsi à financer des manuels scolaires ou le transport, pourtant strictement indispensables à la scolarisation. La FCPE demande donc une redéfinition de la répartition des charges entre l’Etat et les collectivités territoriales.
En outre, le coût global de la scolarité à la charge des familles est extrêmement variable selon le lieu où elles vivent, créant ainsi de profondes inégalités territoriales. Ainsi, en primaire, la dotation par élèves varie de 1 à 10 selon les communes. Certaines ne fournissent même pas tous les livres scolaires, là où d’autres donnent tout. Au lycée, le fait que l’Etat ne remplisse pas son rôle fait que les parents ressentent les effets de politiques régionales extrêmement variables en matière de financement des manuels scolaires et d’équipement des lycéens professionnels.
Le système de péréquation existant ne permet pas de rééquilibrer ces disparités.
L’Etat doit garantir :
- La gratuité de l’Ecole, ce qui englobe le matériel pédagogique (fournitures, livres et équipement) et le transport, avec une péréquation des moyens pour garantir l’égalité sur tout le territoire.
- Des tarifs dégressifs selon un barème national, basés sur les ressources réelles des familles, pour les services périscolaires, la restauration, la garderie, afin d’assurer l’accès de tous dès lors qu’ils ne sont pas gratuits.
- Des bourses nationales, calculées selon les revenus des parents, pour l'accès à des services privés (déplacements, librairies, services culturels, activités sportives, etc.), nécessaires pour combler les différences d'origine sociale et ainsi faire réussir tous les élèves.
- Le droit aux vacances et aux loisirs pour tous les enfants et jeunes, à travers une loi favorisant les loisirs éducatifs et collectifs.
mardi 24 janvier 2012
Nouvelle attaque contre la formation des enseignants
La FCPE déplore que le ministère persiste à ignorer l'injonction du Conseil d’Etat de novembre dernier d'entamer une concertation pour remédier aux effets de l'annulation de l'arrêté de mai 2010 réformant la formation des enseignants. Elle demande donc au Conseil d'Etat d'exiger l'application immédiate de son arrêt.
Pour faire diversion, Jacques Grosperrin, député UMP, vient de déposer une proposition de loi contre la formation des enseignants, qui sera mise à l'ordre du jour de l'Assemblée nationale le 8 février prochain.
La FCPE appelle les parlementaires à rejeter la proposition de loi de Jacques Grosperrin. Ce texte, applaudi par le ministère de l'Education nationale, aura deux effets inacceptables pour la FCPE : rendre possible la formation des futurs enseignants de l’Ecole de la République par des établissements privés au détriment des IUFM et des universités publiques, et supprimer tout cahier des charges national pour en fixer les contenus. Ainsi, de prétendues formations de futurs enseignants pourront être proposées sans que le contenu en soit nullement fixé ni dispensé - donc garanti - par l’Etat.
En soutenant cette proposition, le ministère va au bout de sa logique de privatisation et de dislocation de la formation des enseignants.
Pour faire diversion, Jacques Grosperrin, député UMP, vient de déposer une proposition de loi contre la formation des enseignants, qui sera mise à l'ordre du jour de l'Assemblée nationale le 8 février prochain.
La FCPE appelle les parlementaires à rejeter la proposition de loi de Jacques Grosperrin. Ce texte, applaudi par le ministère de l'Education nationale, aura deux effets inacceptables pour la FCPE : rendre possible la formation des futurs enseignants de l’Ecole de la République par des établissements privés au détriment des IUFM et des universités publiques, et supprimer tout cahier des charges national pour en fixer les contenus. Ainsi, de prétendues formations de futurs enseignants pourront être proposées sans que le contenu en soit nullement fixé ni dispensé - donc garanti - par l’Etat.
En soutenant cette proposition, le ministère va au bout de sa logique de privatisation et de dislocation de la formation des enseignants.
Nous exigeons l'arrêt de la politique de démantèlement de l'Ecole publique !
Adhérez et faites adhérer à la FCPE
La FCPE juge "normal" de recréer 60.000 postes dans l'Education nationale
La FCPE, première fédération de parents d'élèves, a jugé "normale" la proposition de François Hollande de recréer 60.000 postes dans l'Education nationale, en présentant jeudi la journée d'interpellation de tous les candidats à la présidentielle qu'elle organisera le 17 mars à Paris.
"Non seulement cela ne nous pose aucun problème mais c'est justement normal à cause de la crise", a déclaré le président de la FCPE, Jean-Jacques Hazan, interrogé lors d'une conférence de presse sur la proposition de M. Hollande et le couac interne au PS qu'elle a suscité.
M. Hazan a jugé que pour "sortir de la crise" il fallait "investir", et que l'investissement dans l'avenir passait par l'éducation.
"Dès le premier jour (de l'actuel quinquennat) nous avons critiqué l'objectif de supprimer 80.000 postes dans l'Education nationale", a-t-il rappelé, ajoutant qu'aujourd'hui la FCPE demandait de recréer des emplois "en priorité dans l'école primaire" et pour "former les enseignants".
François Hollande prévoit de recréer 60.000 postes, notamment pour restaurer la formation en alternance des enseignants (la suppression de l'année en alternance avait permis de supprimer en 2010 18.000 postes), ajouter des enseignants du CP au CE2, ou encore créer un "nouveau métier de la prévention et de la sécurité" dans les établissements difficiles.
Pour peser sur l'élection présidentielle, la FCPE organisera le 17 mars à Paris une journée pour interpeller les candidats à la présidentielle sur ses "12 exigences pour l'Ecole" et, plus globalement, sa volonté d'une "nouvelle loi d'orientation et de programmation pour une nouvelle école demain".
L'invitation a été envoyée cette semaine et quatre candidats ont d'ores et déjà inscrit la date à leur agenda, François Bayrou (MoDem), François Hollande (PS), Eva Joly (EELV) et Jean-Luc Mélenchon (Front de Gauche), selon M. Hazan.
"Pour nous, le système a besoin d'une réforme en profondeur, et pour cela il va falloir dépasser les simples frontières des partis", a-t-il commenté.
Parmi les exigences de la FCPE figurent notamment la maternelle (rendre la scolarisation obligatoire dès trois ans et possible avant trois ans), les rythmes (passer à cinq jours par semaine en primaire, raccourcir le temps de travail quotidien), la création d'un statut du parent-délégué, la défense de la laïcité, la scolarisation "effective" des enfants handicapés ou encore une formation professionnelle en alternance sur deux ans pour les enseignants.
La FCPE organise cette journée le samedi 17 mars car ce sera "le premier week-end après la fin des dépôts des 500 signatures des candidats et après la fin des vacance de février", donc "le démarrage du dernier round de la présidentielle", a expliqué M. Hazan.
jeudi 19 janvier 2012
En janvier ou en juin, la FCPE ne veut pas des évaluations nationales de CM2 !
Les évaluations nationales de CM2, initialement organisées en janvier, ont été déplacées fin juin. Mais dans la Nièvre, l’IA a décidé de les faire passer deux fois aux élèves, en janvier et en juin ! Il s’agirait d’améliorer les résultats du département aux évaluations nationales en faisant une répétition générale sur la base des items de 2011.
L’an passé, à cette même date, la FCPE appelait au "blocage" des évaluations nationales de CM2. Elle le répète cette année : à l’école primaire comme au collège, des évaluations nationales ne sont envisageables qu’en début d’année scolaire, comme outil de diagnostic afin d‘aider les enseignants à repérer les difficultés des élèves, dans une démarche de pédagogie plus personnalisée en classe. Elles doivent être explicites pour les élèves comme pour les parents. Si l’objectif est de faire un bilan des acquis des élèves comme évaluation du système, il n’est pas nécessaire de mobiliser 1 500 000 élèves de CE1 et de CM2 et leurs enseignants sur une semaine, un échantillon représentatif suffit !
Et pendant ce temps, le ministère de l’Education nationale n’en finit pas de retoucher les évaluations de grande section de maternelle, pour tenter de les rendre acceptables. Peine perdue ! Les parents d’élèves de la FCPE ne veulent pas que l’on impose autant de stress inutile à des enfants de 5 ans !
La FCPE veut que cesse l' «évaluationnite », que ce soit en janvier ou en mai-juin.
En ce jour anniversaire des évaluations nationales de CM2 décriées par l'ensemble de la communauté éducative comme par les chercheurs, les députés et le Haut conseil de l'éducation, la FCPE demande l'abandon de ce système inutile et nocif et la reconstruction d'un véritable dispositif d'évaluation.
Les élèves ont besoin de pédagogie, pas de notes, de tri, de bachotage ou de classement ni d'examen d'entrée en 6ème.
L’an passé, à cette même date, la FCPE appelait au "blocage" des évaluations nationales de CM2. Elle le répète cette année : à l’école primaire comme au collège, des évaluations nationales ne sont envisageables qu’en début d’année scolaire, comme outil de diagnostic afin d‘aider les enseignants à repérer les difficultés des élèves, dans une démarche de pédagogie plus personnalisée en classe. Elles doivent être explicites pour les élèves comme pour les parents. Si l’objectif est de faire un bilan des acquis des élèves comme évaluation du système, il n’est pas nécessaire de mobiliser 1 500 000 élèves de CE1 et de CM2 et leurs enseignants sur une semaine, un échantillon représentatif suffit !
Et pendant ce temps, le ministère de l’Education nationale n’en finit pas de retoucher les évaluations de grande section de maternelle, pour tenter de les rendre acceptables. Peine perdue ! Les parents d’élèves de la FCPE ne veulent pas que l’on impose autant de stress inutile à des enfants de 5 ans !
La FCPE veut que cesse l' «évaluationnite », que ce soit en janvier ou en mai-juin.
En ce jour anniversaire des évaluations nationales de CM2 décriées par l'ensemble de la communauté éducative comme par les chercheurs, les députés et le Haut conseil de l'éducation, la FCPE demande l'abandon de ce système inutile et nocif et la reconstruction d'un véritable dispositif d'évaluation.
Les élèves ont besoin de pédagogie, pas de notes, de tri, de bachotage ou de classement ni d'examen d'entrée en 6ème.
mardi 17 janvier 2012
l'Ecole, les enfants et les jeunes ont aussi des droits!
Les parents d’élèves font le constat que l’Ecole a tendance à considérer qu’en son sein, l’enfant qui apprend a des droits et des devoirs sans rapport avec ce qui prévaut dans le reste de la société et à trop souvent le percevoir exclusivement comme un « élève » plutôt que comme un « enfant » ou un « jeune ». Si l’Ecole a pour ambition, à juste titre, d’élever le niveau de connaissances, de compétences et d’offrir des qualifications aux jeunes de notre pays, il n’en reste pas moins qu’elle doit leur permettre d’acquérir autonomie et esprit critique pour devenir des citoyens libres et éclairés. Il s’agit maintenant de reconnaître véritablement au sein de l’Education nationale le droit d’association, le droit syndical des lycéens et organiser leur protection juridique et sociale. Ils doivent pouvoir bénéficier de temps, de lieux de réunion, il doit être affirmé le droit d’association et le droit pour les élèves d’avoir une action de nature syndicale. L’une des propositions retenue est par exemple que les lycéens disposent comme pour les parents, d’un décret leur donnant les droits d’expression, de diffusion, en créant un statut du délégué élève.
Cette réflexion fait suite à une journée thématique sur la question de la démocratie au lycée à Lyon en novembre dernier. Après avoir organisé en 2010 et 2011 une série de réflexions autour de cette question, la FCPE a décidé de faire de la journée du 26 novembre une journée d’élaboration de propositions en vue des élections présidentielles et législatives. Cette journée fut l’occasion d’échanges, de rencontres, de débats, notamment avec les partenaires de l’éducation populaire et les lycéens pour confronter les points de vue et faire état de ce qui est perfectible en matière de développement et l’émergence du véritable exercice démocratique au lycée. D’ores et déjà certaines questions avaient été soulevées, que ce soit sur le droit de réunion, de publication, et d’affichage des lycéens, il s’agissait là de mettre en place une formalisation de nos propositions, d’aller plus loin sur les sujets travaillés dans la perspective de notre journée du 17 mars.
Cette réflexion fait suite à une journée thématique sur la question de la démocratie au lycée à Lyon en novembre dernier. Après avoir organisé en 2010 et 2011 une série de réflexions autour de cette question, la FCPE a décidé de faire de la journée du 26 novembre une journée d’élaboration de propositions en vue des élections présidentielles et législatives. Cette journée fut l’occasion d’échanges, de rencontres, de débats, notamment avec les partenaires de l’éducation populaire et les lycéens pour confronter les points de vue et faire état de ce qui est perfectible en matière de développement et l’émergence du véritable exercice démocratique au lycée. D’ores et déjà certaines questions avaient été soulevées, que ce soit sur le droit de réunion, de publication, et d’affichage des lycéens, il s’agissait là de mettre en place une formalisation de nos propositions, d’aller plus loin sur les sujets travaillés dans la perspective de notre journée du 17 mars.
lundi 9 janvier 2012
Les voeux d’un président, le bilan d’un candidat ?
Nicolas Sarkozy, le président de la République, entend poursuivre son programme en
matière d’éducation : supprimer toujours plus de postes - donc réduire le droit à
l’éducation des jeunes - et en finir avec le collège pour tous. Pour justifier son discours, il se félicite des progrès accomplis mais la FCPE ne constate, chiffres à l’appui, que des
régressions des conditions d’enseignement et de vie à l’Ecole depuis son élection.
Y a-t-il eu progrès dans le taux de scolarisation des enfants de moins de trois ans ? Non, celui-ci a été divisé par trois durant la mandature.
Y a-t-il eu progrès dans les résultats de la France aux enquêtes internationales ? Non, les derniers résultats de l’enquête PISA montre une stagnation des résultats et un creusement des écarts reproduisant et aggravant les inégalités sociales !
Y a-t-il eu progrès dans le remplacement des enseignants absents ? Non, la continuité du service public d’éducation est moins bien assurée dans le premier comme dans le second degrés !
Y a-t-il eu amélioration des rythmes scolaires ? Non, les élèves ont depuis 2008 le plus mauvais des rythmes, ce que tout le monde reconnaît maintenant, avec des journées de classe bien trop longues, sans toujours avoir le temps de déjeuner !
Y a-t-il eu progrès dans la formation des enseignants ? Non, sous prétexte d’un allongement factice de cette formation, elle a perdu tout caractère professionnel, les enseignants ne sont plus formés à la pédagogie, à la psychologie de l’enfant et de l’adolescent…
Mais au fait, était-ce bien le président de la République qui parlait ?
Y a-t-il eu progrès dans le taux de scolarisation des enfants de moins de trois ans ? Non, celui-ci a été divisé par trois durant la mandature.
Y a-t-il eu progrès dans les résultats de la France aux enquêtes internationales ? Non, les derniers résultats de l’enquête PISA montre une stagnation des résultats et un creusement des écarts reproduisant et aggravant les inégalités sociales !
Y a-t-il eu progrès dans le remplacement des enseignants absents ? Non, la continuité du service public d’éducation est moins bien assurée dans le premier comme dans le second degrés !
Y a-t-il eu amélioration des rythmes scolaires ? Non, les élèves ont depuis 2008 le plus mauvais des rythmes, ce que tout le monde reconnaît maintenant, avec des journées de classe bien trop longues, sans toujours avoir le temps de déjeuner !
Y a-t-il eu progrès dans la formation des enseignants ? Non, sous prétexte d’un allongement factice de cette formation, elle a perdu tout caractère professionnel, les enseignants ne sont plus formés à la pédagogie, à la psychologie de l’enfant et de l’adolescent…
Mais au fait, était-ce bien le président de la République qui parlait ?
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